De la lutte à la concertation

C’est dans une ambiance d’euphorie et de sérénité que la CDT évalue les résultats de la Convention signée avec les représentants de la société de la production de la pâte à papiers «Celluloses du Maroc», le 1er janvier 2002, en présence du Premier ministre Abderrahman Youssoufi. A entendre certains propos, il y a lieu de conclure qu’il s’agit , probablement d’une action à but électoral. Pourtant, la réalité est tout autre.
En effet, depuis, l’adhésion des travailleurs de Celluloses Du Maroc à la Confédération démocratique du travail, ils n’ont jamais,cessé de demander la tenue de négociations à même de faire sortir cette entreprise du malaise dans lequel elle se débattait. En 1999, le syndicat avait observé une grève de 45 jours, de la mi-mars au mois de mai. En cette année, le jour où la classe ouvrière, de par le monde célébrait la fête du travail, une bonne partie du personnel concerné avait perdu espoir en l’avenir.
Grandes étaient, donc, les endurances, mais plus importante était le chemin de la lutte. Finalement, une rencontre a eu lieu ; celle– ci s’est soldée par l’adoption d’une kyrielle de mesures qui ont fait long feu. Une série de mouvements de protestation ont eu lieu durant l’année 2000 pour faire aboutir les doléances du syndicat. Celles-ci concernaient, essentiellement, la majoration des salaires, la révision à la hausse de certaines primes ( transport, etc…) et la création d’une association chargée de la gestion du domaine des oeuvres sociales. Mais, une fois encore, les démarches contestataires étaient vaines. En 2001, la CDT passe à une seconde vitesse et annonce une grève qui a duré 1021 jours.
Finalement,le Premier ministre s’acquiert du dossier. Le 25 mai de la même année, un accord a été signé entre la direction de l’entreprise et les représentants de la CDT. En vertu de cette initiative, deux commissions ont été créées: l’une pour rédiger la version définitive de la convention collective, l’autre pour se pencher sur le règlement des points du cahier revendicatif. Entre temps, le Premier ministre a désigné un médiateur.
Terrain balisé, il ne restait plus qu’à célébrer l’événement.
Chose promise, chose due le 01/01/2002.

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