De la transition à la démocratie

«Sans nul doute, vous êtes conscients de l’enjeu stratégique que comportent les prochaines échéances et leurs répercussions sur le devenir de notre pays. Il ne s’agit, nullement,d’élections routinières, mais d’une étape politique qui intéresse tous les Marocains et qui aboutira à l’éclaircissement du paysage politique dans notre pays et à la précision de l’harmonie de la pyramide institutionnelle. Des élections qui consacreront, finalement, l’adhésion du Maroc à la sphère des pays démocratiques, lesquels sont les seuls à même d’acquérir des positions dans le nouvel ordre mondial». C’est en ces termes que le Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires, Abderrahman Youssoufi a clôturé son allocution présentée au Comité central de son parti. Un comité qui dont la tenue revêt une importance particulière pour ce parti qui mène les commandes du gouvernement. Contrairement aux anciennes réunions du Comité central, celle du samedi 26 janvier, qui a eu lieu au Centre des conférences appartenant au ministère de l’equipement, à Hay Riad, à Rabat, s’est distinguée par plusieurs éléments. D’abord, par le cadre contextuel dans lequel elle se situe. Car, il s’agit de la première réunion de cette haute instance du parti, qui se déroule après le Congrès national. Aussi, c’est un événement qui se tient sous la devise de la célébration du IXème anniversaire de la disparition de feu Abderrahim Bouabid. Un dirigeant qui a marqué l’histoire de l’USFP; particulièrement durant les trois dernières décennies. Une devise qui ne saurait échapper aux observateurs. Il n’était dû à un pur hasard d’entendre le premier secrétaire réitérer ses hommages au défunt Bouabid, cet homme qui s’est identifié à la gauche modérée du Maroc et était l’un des deux personnes à avoir amorcé les négociations qui allaient donner naissance, en fin de compte, au gouvernement de l’alternance.
La cession du samedi dernier, tranche, également, avec le passé aussi bien eu égard au nombre important des participants qu’en ce qui concerne son organisation interne. 236 personnes ont participé à ce comité, 35 acteurs «associatifs», 17 représentants de secteurs syndicaux et 44 représentants de structure provinciale. A eux s’ajoutent des gouvernementaux et les rapporteurs des commissions spécialisées.
Dans le même ordre, cet événement annonce le début d’une bataille politique, qui sera déterminante et tranchante dans l’histoire de ce parti. Dans son rapport, Abderrahman Youssoufi a tenu à faire le point sur les comportements des uns et des autres.
Répondant à ses détracteurs, le Premier ministre a tenu à mettre tout un chacun devant ses responsabilités. «Les efforts déployés en vue de sauvegarder la cohésion gouvernementale ont épargné au pays une crise institutionnelle chère à payer» , a-t-il annoncé.
Et de conclure, à cet effet, en appelant à plus de sagesse et à l’établissement de la différence entre le conjoncturel et le structurel. A bon entendeur…

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