De Tindouf à Cuba, une ex-déportée témoigne

Au cours d’une rencontre sous le thème «Femme citoyenne, femme engagée», Saadani Maoulainine a relaté les souffrances qu’endurent les séquestrés des camps de Tindouf où les assassinats, les procès extrajudiciaires, les tortures, les privations et les violations des droits humains sont une pratique quotidienne des mercenaires du Polisario. Evoquant sa déportation à Cuba, Mlle Saadani a raconté, les larmes aux yeux, qu’elle avait été arrachée à sa famille dans les années 80, alors qu’elle était âgée de 5 ans, pour être jetée dans un camp où elle avait passé 17 ans, coupée du monde et sans aucun contact avec les siens tout au long de son exil. Elle a souligné que la propagande, l’embrigadement et l’endoctrinement auxquels étaient soumis les milliers d’enfants déportés à Cuba par les mercenaires du Polisario leur ont fait perdre l’usage de la langue arabe, leurs coutumes et traditions, et qu’ils se sont vu confisquer leurs diplômes après leur retour dans les camp de Tindouf.
Mettant à nu les objectifs de la déportation, Mlle Saadani a relevé que cette technique permet aux dirigeants du Polisario d’exercer des pressions sur les parents pour ne rien entreprendre qui puisse nuire à leurs enfants et afin qu’ils soient des éléments dociles à la merci des séparatistes. Dans son témoignage, Mlle Saadani a indiqué qu’à Cuba, on lui avait présenté une fausse image du Maroc, complètement «déconnectée» de la réalité.
«Je ne me suis rendu compte de la réalité des choses qu’après avoir regagné le Maroc où j’avais été accueillie à bras ouverts et constaté de visu les importantes étapes franchies par le Royaume en matière de démocratisation et de respect des droits de l’Homme», a-t-elle affirmé, soulignant que la propagande mensongère des mercenaires du Polisario n’a nullement ébranlé sa foi en la justesse de la cause marocaine.

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