Débats : Logiciel par ci, logiciel par là…

J’ai lu avec une incompréhension encore une fois plus grande, une phrase parlant de la «Commanderie des croyants» et, surtout, de «l’anti-islamisme primaire de certaines composantes du pouvoir (qui) oublie que les islamistes et la monarchie opèrent sur le même logiciel».
Tout d’abord, la monarchie est supposée figurer -et c’est une  erreur- sur le même logiciel que l’islamisme. Car le Roi, Prince des croyants, (Amir El Mouminine), est le Commandeur des croyants en Dieu Unique, notre Dieu Unique à tous, les monothéistes et non le chef d’une secte armée !
Le Prince des croyants n’impose pas une idéologie religieuse fanatique et extrémiste. D’autant que, contrairement au droit fondamental du monothéisme musulman, il refuse tous les autres. Le Prince des croyants, lui, reconnaît tous les autres… Encore une erreur de logiciel. La monarchie marocaine a pris la responsabilité de «protéger les gens du Livre ». Et nous Juifs marocains -au long des siècles- l’avons reconnu. Nous bénissons notre Roi, à chaque grande fête, la plus grande de toute, – devant «Dieu Unique, au Nom Unique»-, le jour de Kippour, le jour du grand pardon. Ce jour de jeûne et de prières au cours duquel chacun de nous espère que son Dieu l’aura maintenu sur la liste des vivants. Un vrai logiciel…
Les islamistes, (comme les Orthodoxes chez les Juifs) ne pensent qu’à eux-mêmes. Ils ne cherchent qu’à imposer leurs excès dans un fanatisme inhumain et en dehors du nouveau temps présent. Pis encore, ils ne craignent pas de sortir des limites de la religion pour laquelle ils veulent exister. Pourtant, les règles de la croyance individuelle, ou des traditions familiales religieuses, incitent au respect, dans notre monde évolué, des obligations de la société civile, publique : celles de l’Etat. Voilà un vrai logiciel humain à concevoir…
La monarchie marocaine, les Grands Rois du Maroc moderne ont donné à leur peuple et à leur Royaume -dès son indépendance- le progrès d’une Constitution. Elle assure à la vie publique une base, des règles et des droits juridiques qui s’imposent au Roi et au peuple, dans la société nouvelle du Maroc. Notre Parlement -même si l’on peut, encore, relever des lacunes- est seul maître d’un domaine fondamental, celui du législatif, appliqué à tous les secteurs de la vie publique. Cette législation démocratique que les islamistes refusent. Car ils veulent imposer des règles religieuses d’autrefois, bien qu’elles soient définitivement dépassées, malgré l’évolution de la société du monde d’aujourd’hui. Peut-on en faire un logiciel ?
La monarchie marocaine refuse les prétentions jusqu’au crime, des extrémistes islamistes. Elle rejette les fautes condamnées par notre Créateur Unique. Le Roi du Maroc assure les droits de chacun dans son rôle constitutionnel de chef de l’Etat et de détenteur, par la Constitution librement votée, d’une partie seulement de l’Exécutif. Personne ne peut renier le référendum populaire -de décembre 1962- qui a été libre et sans influence des «idéologies ou des commandements de l’extérieur».  Peut-on le dire à ceux émettant de nombreuses réflexions, des sentences voire des espoirs de manipulateurs de logiciels d’aujourd’hui?.. Mais cela n’empêcherait pas, évidemment, d’apporter des compléments ou des améliorations aux dispositions de la Constitution qui doivent toujours être acceptés par un référendum national. Les islamistes nient la valeur de la vie humaine. Ils se servent de la vie de certains de leurs membres les plus faibles pour tuer en se suicidant. Pourtant, tuer et se suicider sont interdits comme des fautes absolues par notre Dieu Unique. Alors, en quel Dieu les islamistes ou les Orthodoxes peuvent-ils prétendre croire ? Pourquoi n’ont-ils pas commandé un logiciel établissant la vraie croyance en Dieu Unique, au lieu d’aller jusqu’au meurtre des innocents ?
Ma grande fierté, en tant que Juif marocain, est d’avoir entendu Sa Majesté Mohammed VI, dire – dès le 8 août 1999 – à une délégation mondiale du judaïsme marocain (que je dirigeais avec Raphy Edery), que le Prince des croyants – Amir El Mouminine – était le représentant dans le Royaume du Maroc de tous les croyants du Livre, tout en ajoutant, qu’il le fera à sa manière propre. Nous avons écouté, avec émotion cette déclaration, de simplicité et de tolérance confirmée de notre nouveau Roi, en constatant que Sa Majesté poursuivait, déjà avec honneur, les réalités de la monarchie marocaine, toujours admirée dans sa clairvoyance historique. Qui a pu entendre, par contre, de l’islamisme d’autres paroles que celles de la haine et du crime contre des croyants en Dieu Unique ? Des Trotskistes, peut-être, qui croient dans un criminel intellectuel devenu le créateur d’une idéologique de la haine et du mépris des autres. Ceux qui ont oublié qu’il ne fut que le plus grand criminel de l’Histoire russe. Peut-on croire que les uns influencent les autres et vice-versa ? Voilà un logiciel à rechercher…
Il faut également relever, qu’une certaine forme de confusion dans des termes du monde moderne, acquise à travers l’influence de certains pervertis, ou de la «High Tech», utilisée dans la dépravation, est dangereuse. Car elle ne serait pas maîtrisée dans les réalités humaines ou nationales. Au Maroc, la démocratie occidentale est acceptable, uniquement dans certains de ses principes et certaines de ses formulations. Mais non dans les règles de l’organisation de la vie des sociétés européennes qui sont loin de la civilisation et des traditions nationales du pays.
Sauf à attendre, peut-être plusieurs générations, encore, ou bien l’arrivée du logiciel d’un génie hors de l’Histoire.
La monarchie est le lien indispensable entre les différents groupes sociaux du Maroc. Elle a la grande générosité de consolider, à la fois, l’unité de la société marocaine, mais aussi sa continuité dans l’essentiel : la défense du pays, l’ordre public, la représentation extérieure. Tout cela regroupé dans une communauté nationale respectant les croyants en Dieu Unique. Sans la monarchie, sans le Roi du Maroc, le pays serait autre : un paysage sombre et en désordre (comme le monde avant la création). Peut-on citer aujourd’hui, un pays -théoriquement- comparable au Maroc, même si l’on sollicitait une référence primaire à des logiciels ? Pourtant, il suffirait de consulter un logiciel alimenté honnêtement pour connaître la tristesse des pays qui s’abaisseraient à un Maroc que certains sembleraient souhaiter dans leur erreur.
Il n’y a aucun débat que l’on puisse imaginer sans une lucidité, un réalisme, une clarté dans le seul intérêt national. Personne ne peut refuser ce débat hors de respect ou l’honnêteté et non pas seulement dans la confusion intellectuelle, y compris à la trotskiste : combien même pourrait-on prétendre, par exemple, se référer de manière indirecte aux prétentions des Trotskistes.
Voire ceux qui se reconnaissent pro-islamistes, dont la haine n’a probablement, pour seul but que d’affaiblir les tenants de l’Islam traditionnel. Il conviendrait, donc, de s’en tenir à l’intérêt et à la fierté du Royaume du Maroc, sur le plan politique et national, en s’attachant pour cela à le faire .connaître… par Internet.

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