Debbarh : «300 Masters ont été accrédités»

Debbarh : «300 Masters ont été accrédités»

ALM : Cette rentrée universitaire sera marquée par le lancement du cycle Master. Comment se passe la transition ?
Abdelhafid Debbarh : La transition se passe très bien. Nous avons été agréablement surpris par le nombre de Masters présentés au niveau des 14 universités. L’adhésion des enseignants chercheurs à cette réforme a été particulièrement satisfaisante. Il faut indiquer que 300 Masters sont déjà accrédités par le ministère et seront activés à partir de cette rentrée universitaire. Il faut cependant signaler que tous les enseignants n’ont pas tout à fait basculé vers le cycle Master. En fait, 175 anciens troisièmes cycles sont toujours fonctionnels. Il nous faudra encore compter une période transitoire de deux années pour arriver au stade de ne conserver que le cycle Master.

L’adhésion à cette nouvelle étape de la réforme universitaire est-elle complète ?
Elle l’est pour l’instant au niveau de toutes les universités, qui sont au nombre de quatorze. En ce qui concerne les établissements de formation des cadres, quelques réglages doivent d’abord être mis en place avant d’entamer l’introduction du cycle Master. Il faut préciser que ce processus est déjà en cours. Les établissements en question sont actuellement en train de mettre à niveau leurs textes organisationnels et de mettre en place des réformes, notamment en matière pédagogique. Certains établissements entameront, parallèlement à la formation habituelle, l’expérience du Master à partir de cette rentrée universitaire. Des écoles comme l’EMI (Ecole Mohammedia des Ingénieurs), l’ENIM (Ecole nationale des industries et des mines) ou encore l’INPT (Institut national des postes et des télécommunications), ont en effet établi des partenariats avec des universités pour le lancement de Masters spécialisés.

Quelles sont les conditions nécessaires à l’autorisation d’un cycle Master ?
Je tiens d’abord à préciser qu’il y a eu tout un processus pour l’accréditation des cycles Masters qui seront lancés cette année. Le ministère de l’Education nationale a lancé un appel d’offres au niveau des différentes universités, facultés et écoles. Des équipes pédagogiques de ces établissements se sont par la suite chargées, sur la base d’un référentiel pédagogique pré-établi, de présenter des propositions de programmes de Masters. Ces propositions se devaient d’englober, entre autres, les détails sur les équipes de formation, sur les moyens matériels ainsi que sur la programmation prévue pour chaque Master.
Le ministère a par la suite rassemblé l’ensemble des offres et les a soumis à une équipe d’experts d’évaluation qui a donné sa réponse quant à l’admission ou au rejet des propositions de projets de Masters. C’est donc sur la base de ce processus que la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur, réunie le 26 juillet dernier sous la présidence du ministre de l’Education nationale, a donné son aval aux 300 Masters retenus pour cette année.

Est-ce que vous vous attendez à un véritable engouement des étudiants pour ces cycles de Masters ? 
Nous nous attendons à recevoir une demande assez importante. Actuellement, l’appel à candidature est lancé. Il y a d’ailleurs une publicité sur le site du ministère concernant l’annonce des Masters qui sont ouverts, les programmes ainsi que les conditions d’accès. Les inscriptions doivent commencer dans quelques jours. Mais déjà, les universités connaissent un véritable engouement. En termes de prévisions, on s’attend à recevoir entre 10.000 et 11.000 inscriptions en cycle Master pour cette rentrée universitaire.

Quels sont les changements qui seront introduits grâce à l’ouverture du cycle Master ?
Il faut d’abord noter que le Master est un diplôme national. L’étudiant n’est ainsi plus obligé de rester dans son université. L’introduction de cette réforme va par ailleurs permettre de créer des passerelles entre les différents établissements. Dans le cahier des normes pédagogiques, il y a même une très forte recommandation de créer ses passerelles. Il faut seulement que le candidat réponde aux pré-recquis.

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