Décès d’un bébé à la maternité les Orangers à Rabat : Le vaccin contre l’hépatite B en cause ?

Décès d’un bébé à la maternité les Orangers  à Rabat : Le vaccin contre l’hépatite B en cause ?

Le ministère de la santé a publié le 19 décembre un communiqué confirmant la mort d’un nourrisson à la maternité Les Orangers de Rabat.

Cinq nouveau-nés qui ont vu leur état de santé se détériorer ont été transférés au service de réanimation et de soins intensifs à l’hôpital pédiatrique du CHU Avicennes. La tutelle n’a toujours pas donné de précisions quant à la cause du décès du bébé ni les circonstances de la détérioration de l’état de santé des autres nouveau-nés. Nous avons tenté de joindre à plusieurs reprises le CHU Ibn Sina ainsi que le ministère de la santé, sans succès.

Contacté par ALM, le président du Réseau marocain pour la défense du droit à la santé, Ali Lotfi, explique: «Le vaccin  contre l’hépatite B est la cause du décès du nourrisson. Ce vaccin doit être administré à l’âge de 2 mois puis un deuxième vaccin à 4 mois et un rappel à 11 mois. Il ne doit pas être administré à la naissance  sauf  si la mère dispose d’un HBS positif, c’est-à-dire qu’elle est porteuse de l’hépatite B. Dans ce cas précis, le  vaccin  est obligatoire  pour éviter la transmission au nouveau-né». Ali Lotfi pointe également du doigt le manque de matériel et la mauvaise gestion des services hospitaliers. «La maternité  Les Orangers qui se trouve en plein centre de la capitale ne dispose pas d’un service de réanimation   pour les nouveau-nés et les prématurés.  S’il y avait un service de réanimation à la maternité, le bébé aurait pu être sauvé comme cela a été le cas des autres bébés qui ont été transférés à l’hôpital pédiatrique du CHU»,  déplore  le président du réseau marocain pour la défense du droit à la santé. Par ailleurs, notre source précise que l’état de santé des 5 bébés est stable. Dans cette affaire, Ali Lotfi fait remarquer : «La décision a été prise à la hâte à la maternité Les Orangers.

La responsabilité incombe à la direction du CHU. Il ne faut pas mettre sur le dos de l’infirmière le décès  du nourrisson. Le ministre de la santé doit prendre des décisions fermes pour sauver des vies humaines». Rappelons que le drame s’est produit durant la journée du 17 décembre. Dans un communiqué, la tutelle avait  rappelé que «le staff médical et infirmier s’est empressé d’assurer la prise en charge de six nouveau-nés qui ont été aussitôt transférés au service de réanimation et de soins intensifs à l’hôpital pédiatrique, ce qui a permis d’améliorer l’état de cinq nourrissons», déplorant la mort d’un bébé en dépit des efforts consentis par le personnel médical.

Le ministère a ouvert  une  enquête   sur les circonstances de cet incident. Signalons également que la direction du CHU Ibn Sina a ouvert une enquête sur les circonstances de ce drame et a chargé une commission de mener les investigations nécessaires afin de déterminer les causes de ce décès et de la détérioration de l’état de santé des cinq nourrissons, et d’établir les responsabilités le cas échéant.

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