Découvertes macabres à Tanger

Que se passe-t-il à Tanger ? Pas moins de 9 cadavres ont été recensés durant ces derniers vingt-cinq jours. La concentration, dans le temps et dans l’espace, de ces découvertes macabres relève-t-elle d’une recrudescence de la criminalité dans la ville du Détroit ou s’agit-il d’un simple phénomène passager ?.  Le neuvième et dernier cadavre, qui appartient à un jeune vagabond, a été découvert, lundi dernier, alors que le premier a été trouvé la dernière semaine de février. Il s’agissait du cadavre d’un jeune repris de justice, abandonné dans un terrain vague, au quartier Lamsalla. Une autre découverte macabre avait été faite début mars, lorsque le corps d’un sexagénaire a été retrouvé sans âme et en décomposition avancée dans une chambre d’un des plus vieux quartiers de Tanger, Dar Al Baroude.  
Le corps sans vie d’un employé de banque a été identifié à l’hôtel Shéhérazade, sis avenue des FAR. Le quatrième cadavre a été retrouvé dans un puits situé près du café Lahaye. Le cinquième et le sixième ont été découverts à l’intérieur d’un commerce situé au quartier Mabrouka, à Beni Mégada. Il s’agit d’un homme de 46 ans et d’une fille de 16 ans. Le septième cadavre a été repéré près de la caserne de la gendarmerie Royale et le huitième a été trouvé dans un appartement situé dans l’immeuble Oumnia, sis rue Bethooven et appartenant à un jeune femme. C’est cette dernière affaire qui était considérée par les enquêteurs comme la plus mystérieuse, puisque d’une part l’appartement appartenait à un officier de police, de 24 ans, ayant cinq ans de service et d’autre part les enquêteurs ont trouvé cet officier de police accompagné d’une autre fille dans un état d’inconscience. Dans un premier temps, les enquêteurs ont émis deux hypothèses, soit qu’il s’agissait d’une intoxication alimentaire soit d’une overdose. Ces deux hypothèses ont été retenues parce que les deux survivants (l’officier de police et la deuxième fille) n’étaient pas en état d’être interrogés et parce que le cadavre ne représentait aucune trace de violence. Une première autopsie et l’analyse de prélèvements ont écarté ces hypothèses. Une deuxième autopsie a été pratiquée pour conclure que la mort de la jeune fille est survenue suite à une fuite de gaz, apprend-on d’une source de la sûreté provinciale de Tanger. « La jeune fille est mort suite à une suffocation par gaz lorsqu’elle prenait une douche. », précise la même source.
Y-a-t-il recrudescence de la criminalité à Tanger ? « Il s’agit seulement d’une concentration dans le temps et dans l’espace », précise un responsable de la sûreté provinciale de Tanger à “ALM”. Parmi ces neuf cadavres découverts, précise la même source, cinq cas sont des  meurtres (dont un n’est pas encore élucidé), un suicide, deux chutes accidentelles et une suffocation par gaz, précise-t-il..
Concernant les cinq meurtres, la même source a affirmé que le dernier cas celui qui concerne la mort d’un vagabond a été élucidé en arrêtant son amante. Cette dernière lui a asséné un coup de pierre sur la tête. Toujours selon la même source, l’affaire du quartier Lamsalla relève d’un règlement de compte entre des soûlards. L’auteur du meurtre a été arrêté et présenté, jeudi, devant le parquet général de la cour d’appel de Tanger.

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