Demandes d’extraditions

Les autorités marocaines ont demandé à leurs homologues espagnoles l’arrestation ou l’extradition de 16 personnes impliquées dans les attentats terroristes du 16 mai, et résidant légalement ou clandestinement en Espagne où ils se sont infiltrés à partir de Sebta. La presse espagnole, qui rapporte lundi l’information, précise que les noms des personnes en question ont été révélés par le Français Robert Richard Antoine, alias «Abou Abderrahmane», dit Yacoub et L’Haj, l’émir des cellules «takfiristes» de Tanger et de Fès.
La presse espagnole a révélé, à ce propos, des noms comme ceux de Brahim Hamdi, activement recherché à Safi dès le lendemain des attentats-suicide, Abdeslam Dachraoui, Rachid Ahariz, ainsi que Abdelaziz Benaiyche et Hicham Tamsamani Jad. Ces deux derniers ont été arrêtés dernièrement par les autorités espagnoles. Tamsamani avait, selon la presse espagnole, envoyé un fax à une organisation des droits de l’Homme européenne affirmant que le jour des attentats, il se trouvait à Porto de Toledo et que, depuis deux ans, il n’a pas mis les pieds au Maroc. Par ailleurs, la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca doit ouvrir, demain mercredi, le procès des 31 mis en cause dont les deux “émirs de sang“ Youssef Fikri et Mohamed Damir, de la Salafiya Jihadiya, impliqués dans des affaires de meurtres, d’agressions et de hold-up.
Par ailleurs, le juge de la troisième chambre d’instruction près la Cour d’appel de Casablanca a entamé, hier matin, son instruction détaillée avec douze nouveaux candidats-kamikazes, déjà interrogés  préliminairement. Il s’agit de Abdelhak Hamdi, alias Abdelhak Kharraz, Hassan Bakouche, Mostafa Ben Zaoui, alias «Abou Mahdi», Khalid N’keri, Saïd Fares et  Rachid Riyahi Idrissi. Font également partie du lot  Mhamed Mimouni, Khaled Âboubi, Driss Boukheir, Abdelali Krecha, Youssef Makour et Zouheir Alouate, âgés entre 21 ans et 36 ans.
Cinq d’entre eux étaient membres de Assirate Al Moustakime (le Droit Chemin) et avaient fait allégeance à Miloudi Zakaria avant d’être influencés par les idées des théoriciens de la Salafia Jihadia, tel que Mohamed Fizazi, Abdelilah Rafiki, alias «Abou Hafs» et Hassan Kettani.
Par ailleurs, l’instruction détaillée entamée par le juge d’instruction à Taza avec les douze membres de «Al Hijra Wa Takfir» (émigration et excommunication ), a pris fin. Dans le même temps, la chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Tanger entame, aujourd’hui mardi, l’examen du dossier des 22 membres du même courant, dirigé par Mohamed Azghinou, 41 ans, serveur dans un café. Ce dernier appelait ses adeptes à la violence et à l’excommunication de la société. Les 21 autres membres impliqués dans ce dossier sont Abdelhamid Azghinou, Abdeslam Hadrouji, Ahmed Hadrouji, Mohamed Ben Abderrazak, Mostafa Ben Abderrazak, Ahmed Damani, Abdeslam Damani, Tayeb Ghbalo, Smaïl Ghbalou, Larbi Hamiane, Abdeslam Darisse et Mostafa Safouate.
La liste comprend également Aziz Al Qadi, Abdeslam Ben Azzi, Mohamed Ben Azzi, Abderrahman Ahmamou, Mohamed Chatoui, Abdelhafed Chmezi, Mohamed Ben Hachemi, Abdelaziz Kessas et Mohamed Naji. D’autre part, le tribunal de Tétouan a condamné dernièrement à huit mois de prison avec sursis et à 5.000 dirhams d’amende, Îssa Acharki, membre du conseil de la Choura d’Al Adl Wal Ihssane et responsable de la région du nord, Îssa Acharki, poursuivi pour appartenance à un groupe interdit, rassemblement dans un lieu public sans autorisation, outrage à fonctionnaire et collecte de donations sans autorisation.  
Signalons, par ailleurs, qu’un nouveau groupe de «takfiristes» de la Salafiya Jihadia devait être présenté, hier soir, devant le procureur général près la Cour d’appel de Casablanca.

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