Démantèlement d’un réseau de jeux clandestin en France

Les gendarmes des Alpes-de-Haute-Provence ont interpellé 40 personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau de placement et d’exploitation de jeux électroniques clandestins.
Au terme de onze mois d’investigation, les enquêteurs agissant sur commission rogatoire du juge de Digne Jean-Yves Segonne ont interpellé simultanément à l’aube six dirigeants de deux sociétés de placement de flippers ou de billards électriques, Locomatic et Alpes’ Matic.
À raison de 2.000 à 10.000 francs par machine et par semaine, les quelque 50 « bingos » saisis jeudi par les gendarmes au cours de perquisitions auraient rapporté sur un an près de 15 millions de francs (2,3 millions d’euros environ).
Les gains illicites étaient répartis à égalité entre fournisseurs et exploitants de bars. Le juge a désigné un expert pour mesurer l’ampleur exacte du trafic. Les 105 gendarmes mobilisés pour l’opération ont également procédé à l’interpellation de 33 gérants ou cogérants de 27 bars répartis dans les principales villes de l’ouest du département. Ils sont soupçonnés d’avoir rémunéré les gains des joueurs pour des sommes comprises environ entre 100 et 1.000 francs. Jeudi soir, six personnes étaient toujours en garde-à-vue dans les locaux de la gendarmerie. Ils devraient être présentés au juge chargé de l’enquête. Tous les autres suspects, les gérants de bars, ont été libérés.
Les protagonistes du trafic, qui devraient être mis en examen pour « implantation, dans un établissement recevant du public, de machines permettant les jeux de hasard sans autorisation » risquent de fortes amendes pénales et fiscales ainsi que la fermeture administrative de leurs établissements.

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