Des actions concrètes en faveur de l’Afrique

Le représentant permanent du Royaume auprès des Nations Unies, l’ambassadeur Mohamed Bennouna a saisi l’occasion d’une réunion du Conseil de sécurité consacré, Mardi, à l’examen de l’évolution de la situation en Afrique de l’ouest, pour mettre la communauté internationale devant ses responsabilités dans la région et dans l’ensemble du continent africain. «Il revient à la communauté internationale de faire progresser l’Afrique vers plus de stabilité et de prospérité, en consolidant les Etats existants et en endiguant les séparatismes, de manière à prévenir les flambées de violence et leurs dérives terroristes», a-t-il dit. Le diplomate, qui a souligné l’attachement du Maroc à sa dimension africaine, a appelé le concert des nations à «l’élaboration d’une stratégie intégrant l’ensemble des données au niveau régional et débouchant sur un appui matériel et financier conséquent». Il a également appelé à des mesures internationales qui «impliquent la cessation des activités des mercenaires, des marchands d’armes légères et des négociants de matières premières destinées à alimenter la violence et les affrontements». Le Maroc, membre fondateur de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), n’a pas toujours eu à se féliciter des positions des pays africains à l’égard de la question de son intégrité territoriale. Le Royaume a fait de l’exclusion des mercenaires du Polisario de l’OUA, un préalable à sa réintégration de l’Organisation panafricaine. Ceci ne l’a cependant pas empêché de rester attaché à ses racines africaines, tout en s’ouvrant sur l’Europe et de demeurer soucieux de favoriser les conditions de stabilité et de développement du continent africain. Feu S.M. Hassan II avait dès 1994 proposé la mise en oeuvre au bénéfice du continent africain d’un ambitieux projet de développement, à l’instar du Plan Marshall, et inspire de ce programme qui a contribué à la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale. S.M .Mohammed VI a saisi l’occasion du Sommet Afrique/Europe tenu au Caire pour annoncer l’annulation de l’ensemble des dettes vis-à-vis du Maroc, des pays africains les moins avancés et la levée de toutes les barrières douanières qui étaient imposées aux produits importés de ces pays. Ce faisant, le Royaume tendait une main généreuse à son socle africain, prouvait que la coopération Sud-sud demeurait au centre de ses préoccupations malgré les perspectives européennes et s’alignait, en tant que pays africain, sur l’effort européen de soutien au développement du continent noir avec la prochaine suppression des droits et quotas de la quasi-totalité des produits africains à ses marchés et son aide au remboursement de la dette africaine.

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