Des anniversaires qui incitent à aller de l’avant

Des anniversaires qui incitent à aller de l’avant

Symboliquement, l’événement du 20 août constitue une belle démonstration de la symbiose qui lie le trône au peuple. «De cette salle du Trône, pétrie d’Histoire, partit, voici cinquante ans, la Révolution que notre vénéré grand-père, le Roi Mohammed V, que Dieu sanctifie Son âme, venait de déclencher en défiant la puissance tyrannique coloniale, choisissant, pour que le Maroc soit indépendant, de sacrifier son Trône et de se résoudre à l’exil avec son auguste Famille. C’est alors que jaillit l’étincelle de la Révolution d’un peuple prêt à tous les sacrifices pour son Roi légitime, symbole de sa souveraineté». «La rencontre, sur la voie tracée par cette glorieuse Révolution, des volontés de la nation et de nos vénérés grands-père et pères, Leurs Majestés les Rois Mohammed V et Hassan II, que Dieu ait Leurs âmes en Sa Sainte Miséricorde, a permis de poser les jalons de l’Etat moderne dont nous consolidons aujourd’hui les fondements socio-économiques. Œuvre des artisans de la Révolution du 20 Août 1953, cette épopée historique a également constitué une école de nationalisme marocain authentique, au service de la défense de l’unité nationale et du rite Malékite, et de l’intégrité territoriale de cette nation». Continuité oblige, «le progrès des nations ne se mesure pas à l’aune d’évènements conjoncturels éphémères, mais au vu d’étapes historiques successives où chaque génération lègue à la génération suivante ce qu’elle a de mieux». Et SM de poser les questions qui s’imposent . «Est-ce que chacun de nous a fait tout ce qui devait être fait pour que la jeunesse dont nous célébrons aujourd’hui la fête, soit imprégnée de l’esprit de la Révolution du Roi et du peuple, et ce qu’il représente comme sacrifice, non pas de la patrie, mais pour la patrie ? Est-ce que chacun de nous s’interroge, en son âme et conscience, en tout temps et à tout moment : qu’ai-je apporté à ma patrie ? Au lieu de se lamenter avec égoïsme, en se demandant : Combien ai-je reçu de ma patrie ?» . Il est temps, donc, de traduire «le nationalisme en citoyenneté» et de faire «passer la conscience nationale du simple amour pour la patrie, à un engagement effectif pour contribuer à l’édification d’un Maroc, qui soit l’objet de la fierté de tous les Marocains». Tel est le message de fond adressé au peuple marocain et à ses forces vives. Les objectifs de cet engagement sont clairs. En premier lieu, il y a le devoir de «la préservation de notre intégrité territoriale» qui «impose une mobilisation totale, une vigilance de tous les instants, et des actions efficientes, afin de clore définitivement le dossier d’un conflit créé de toutes pièces par les adversaires de la marocanité du Sahara, qui persistent à contrarier ce droit avec hargne et animosité» et «ont fini par laisser tomber le masque pour se dévoiler comme le véritable adversaire». Car, «l’ambition qui les anime d’établir, par le biais de pions séparatistes, une hégémonie totale sur toutes nos provinces du Sud, les a amenés jusqu’à soulever la question de la partition qui conduirait inéluctablement à la balkanisation de la région tout entière, au lieu de s’atteler sincèrement à édifier, sur des bases saines, une Union maghrébine forte». Et d’inviter l’ensemble des Marocains à participer à l’édification de l’Etat démocratique. «La démocratie pour laquelle nous avons opté comme moyen de gestion civilisée de nos affaires nationales, dit-il, est, contrairement à ce qu’imaginent ces adversaires, un puissant pilier qui consolide notre front intérieur et renforce l’unité de nos rangs. Elle constitue la meilleure option pour en finir avec ce problème artificiel». «La finalité suprême est d’édifier un Etat démocratique efficient, prémuni contre toute sorte d’anathème religieux et d’exclusion politique, de bâtir une économie libérale génératrice de richesses et d’emplois, de construire une société solidaire, et de favoriser une renaissance culturelle, en phase avec le temps, respectueuse de l’identité marocaine». Aussi, en ce jubilé de la Révolution du Roi et du peuple, la meilleure expression de fidélité à son esprit et le plus solide gage de sa pérennité, affirme le Souverain, «résident dans la concrétisation de Notre ferme volonté de rendre justice à la femme marocaine. Car à moins de l’honorer dignement et de l’affranchir de toutes les formes d’injustice qui pèsent sur elle, la démocratie et les droits humains risquent d’être dénués de toute consistance. Aussi avons-nous donné nos Hautes instructions à la Commission chargée de la révision de la Moudawana (Code du statut personnel), pour qu’elle achève ses travaux et en soumette le bilan à Notre Majesté, dans le courant de septembre prochain . Cela dit, il n’en demeure pas moins important de voir triompher la détermination, à corriger l’image que se fait le Marocain de son propre pays. «Il faudra, pour ce faire, ancrer en lui la culture de la citoyenneté, de sorte qu’il soit fier des réalisations de sa nation et disposé à oeuvrer pour remédier aux dysfonctionnements et aux carences qu’il relève, au moyen de projets de réformes concrètes, au lieu de s’évertuer à semer le scepticisme et le nihilisme», a déclaré SM Mohammed VI. Il y va de l’avenir du pays, de sa stabilité et de son progrès.

Extraits du discours Royal

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