Des conseillers de S.M le Roi reçoivent les leaders politiques

Les spéculations médiatiques battaient le plein. Selon des informations non vérifiées et reprises par certains organes de presse, S.M. le Roi Mohammed VI devait recevoir, lundi à Marrakech, les dirigeants des partis politiques. La presse marocaine croyait savoir même l’ordre du jour, établi de manière volontariste à la question du Sahara marocain et de la problématique de la guerre contre l’Irak. Rien de tout cela ne fut. En réalité, les premiers responsables des partis politiques, ou leurs représentants, étaient conviés à des rencontres avec des Conseillers de S.M. le Roi, MM. Moatassim et Meziane Belfkih.
Selon des informations fiables, cinq réunions étaient programmées, hier lundi. La première rencontre était consacrée au binôme USFP-PI, la seconde pour l’Alliance Socialiste et la mouvance de la Haraka. Les discussions avec le Rassemblement national des indépendants ont eu lieu à part. Côté opposition, deux rencontres étaient également prévues. D’abord, celle qui a rassemblé, hier à la mi-journée, les Conseillers de S.M. le Roi et les dirigeants des partis suivants : UC, PND, PND, MDS, FFD, ADL… Le FFD de Thami El Khyari, en réalité ne se situe ni dans la majorité ni dans l’opposition. Deux absences ont été cependant notées : les Forces citoyennes de Lahjouji, apparemment englouties par le parti de l’Istiqlal, et le Parti du développement et de l’environnement de Mohamed Alami. Le PND était représenté par Taher Chakir, le SG Kadiri étant en voyage. Le Parti de la justice et du développement devrait, selon les mêmes sources, être reçu en fin d’après-midi.
Les discussions, à bâtons rompus, ont porté, notamment sur la situation générale du pays, la question du Sahara, les prochaines élections, outre la question de l’alphabet amazigh. La conjoncture internationale, en liaison avec les perspectives de guerre contre l’Irak, était également au menu.
Certains partis de l’opposition ont soulevé la question des rapports entre la majorité et l’opposition. Ce qui a permis de débattre du rôle de l’opposition dans l’alternance politique. Bien des dirigeants de ces partis ont mis en relief «leur marginalisation» et «l’abandon de certaines pratiques politiques» du temps où ils étaient au gouvernement. La question de la communication et des passages de l’opposition dans les médias publics a été également soulevée.

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