Des faussaires sous les verrous

Des faussaires sous les verrous

Plusieurs personnes s’adressent à des rêveurs de l’Eldorado pour les aider à émigrer clandestinement vers l’Europe et les Etats-Unis et à des personnes désirant obtenir des prêts bancaires et des crédits à la consommation, mais ne disposant pas des documents nécessaires. C’est l’information qui est parvenue aux éléments de la 6ème Brigade criminelle près la police judiciaire de Casablanca-Anfa.
Une enquête minutieuse a été ouverte et elles s’est soldée par l’arrestation de Khalid. N, 40 ans, célibataire, chauffeur de petit taxi. Khalid avait émigré en 1990, en Suisse où il a passé moins d’un an. Il est retourné au pays, où il s’est adressé à son oncle, qui était membre de la Fédération royale de football, pour lui faciliter l’obtention d’un visa pour l’Allemagne surtout qu’il était adhérent au club Ennasma de football. Il y a passé un an et demi pour regagner l’Italie et retourner définitivement au Maroc par la suite. «Permis de confiance» en main, il est devenu chauffeur de taxi.
Une profession qui lui a permis de faire la connaissance d’un certain Youssef, alias «Chinoui». Ce dernier lui a expliqué qu’il aidait les candidats à l’émigration clandestine et les personnes désirant obtenir des prêts bancaires et des crédits à la consommation alors qu’ils ne disposent pas des documents nécessaires et l’a sollicité de lui en chercher. Aussitôt, il s’est lancé dans ce domaine. Il a expliqué aux limiers qu’il avait conduit plusieurs personnes chez «Chinoui», empochant, au passage, des commissions allant de 200 à 300 dirhams par personne. Les investigations des éléments de la 6ème brigade criminelle de la PJ de Casa-Anfa leur ont permis d’arrêter Youssef, alias Chinoui, âgé de 29 ans.
Ce technicien principal, qui a commencé à falsifier divers documents en faveur des rêveurs de l’Eldorado contre des commissions allant à 2.500 dirhams, a divulgué des noms des membres du réseau, à savoir entre autres, Ahmed M., 41 ans, Abdelkrim Z., 44 ans et Mohamed K., 34 ans.
D’autres membres sont toujours en état de fuite. Il semble que, selon l’enquête policière, Mohamed. K soit l’un des principaux cerveaux de ce réseau arrêté jusqu’à aujourd’hui. Abandonnant les rangs de l’école à un niveau de la 8ème année de l’enseignement fondamental, Mohamed K. est resté en compagnie de son père à Oued Zem pour l’aider dans l’agriculture.
Quelques années plus tard, il a rejoint sa mère, divorcée, et sa soeur, à Casablanca. Apprenant le métier de coiffeur, il a travaillé dans un premier temps dans un salon de la métropole, et ce avant de devenir un agent attaché à la commune des Roches Noires, puis au lycée Al Moutanabbi.
Entre-temps, il a fait la connaissance de «Chinoui», au café La Cavana. Une fois leur relation consolidée, il a commencé à lui rendre visite au quartier Palmier. C’est ainsi qu’il a appris que Youssef s’adonne à la falsification des patentes, des actes de mariage, des registres de commerce et d’autres documents et ce contre des sommes allant de 1000 à 2.500 dirhams. Depuis, il a décidé, lui aussi, de se lancer dans ce domaine de la falsification de documents nécessaires pour l’obtention d’un visa ou pour obtenir des prêts auprès des banques.
En utilisant des ordinateurs, des scanners et de faux cachets administratifs, il n’a trouvé aucune difficulté pour falsifier des relevés bancaires, des attestations de salaire et de travail, des registres de commerce, des documents relatifs à des tribunaux, à des communes ou à des ministères.
Les enquêteurs ont saisi chez les deux principaux cerveaux du réseau, Youssef, alias «Chinoui» et Mohamed K. et chez les rabatteurs, Ahmed M., Khalid N. et Abdelkrim Z., plusieurs faux documents ainsi que des faux cachets administratifs falsifiés. Tout ce beau monde a été présenté au procureur du Roi près le tribunal de première instance de Casablanca-Anfa.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *