Des fondamentalistes chrétiens poursuivis pour violence

La justice de l’Ontario va devoir dire cette semaine si un couple de fondamentalistes chrétiens a le droit d’utiliser fouets, bâtons ou ceintures pour corriger ses enfants, faute d’une loi canadienne très précise. Sur plainte des services sociaux, la cour de l’Ontario jugera à partir de jeudi ces parents qui invoquent la bible pour justifier les châtiments corporels infligés à leurs sept enfants, âgés de six à 14 ans. L’affaire a débuté en juillet dernier. Une unité des services d’aide à l’enfance près d’Aylmer, une petite ville à 150 km au sud-ouest de Toronto, a retiré au couple -dont l’anonymat est préservé pour protéger les mineurs – leurs sept enfants, parce qu’ils les fouettaient ou bâtonnaient. Ce couple appartient à une petite congrégation de quelque 200 personnes de l’Eglise de dieu, selon laquelle la bible autorise la flagellation des enfants. Fin juillet, la famille a cependant fini par trouver en justice un compromis avec les services sociaux, qui leur ont rendu leurs sept enfants, quatre garçons et trois filles, après leur promesse de ne plus les frapper et de suivre des séances de conseil sur des méthodes alternatives de discipline. Mais, Ouailles obéissantes, les parents ont publié après une déclaration dans laquelle ils disaient se plier aux lois de leur église, ce qui a immédiatement incité les services sociaux à les traduire en justice en les accusant d’avoir rompu l’accord de l’été. C’est ce que va devoir examiner la cour de l’Ontario à partir de jeudi, contrainte de préciser le flou juridique qui permet au pasteur d’assurer que : « les enseignements de notre église respectent la loi du Canada ». Selon lui, l’église de dieu, qui a des congrégations aux Etats-Unis, au Mexique, au Bélize et dans plusieurs pays africains, suit mot pour mot le précepte de la bible qui dit : «celui qui épargne le bâton à son fils le hait». «Nous n’enseignons pas les punitions corporelles comme premier moyen de discipline mais, de temps en temps, c’est le seul moyen et rien d’autre ne le remplacera » même s’il « cause une douleur temporaire », prêche-t-il, rappelant que son église a été fondée à partir d’un mouvement de retour à la bible emmené par Daniel Warner en 1880 aux Etats-Unis.

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