Des indicateurs de l’exemplarité de l’Etat en matière environnementale dès 2019

Des indicateurs de l’exemplarité de l’Etat en matière environnementale dès 2019

L’annonce a été faite lors de la journée mondiale de l’environnement

«Nous travaillons avec le ministère de l’économie et des finances pour l’entrée en vigueur en 2019 d’indicateurs relatifs à l’exemplarité de l’Etat en matière environnementale». L’annonce a été faite, mardi à Rabat, par Nezha El Ouafi, secrétaire d’État chargée du développement durable, lors d’une table ronde autour de «l’évolution du droit de l’environnement à la lumière des conventions internationales relatives à l’environnement et au développement durable». Un événement organisé à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement célébrée chaque année le 5 juin et parallèlement à un autre consacré, le même jour, à la valorisation des déchets. Cette table ronde a également  été l’occasion pour la secrétaire d’État de faire une autre annonce.

20.000 emplois dans 7 filières

«Nous travaillons sur des priorités concernant les filières dans les différents produits consommés au Maroc à l’instar des batteries. Nous sommes dans un stade avancé», avance Mme El Ouafi. Dans ce sens, elle précise que les filières à lancer se chiffrent à 7. Celles-ci permettront, selon ses dires, de créer 20.000 postes d’emploi. «D’où l’intérêt d’un cadre juridique dans ce sens», enchaîne-t-elle en s’exprimant autour de l’importance d’un arsenal juridique destiné à la protection de la biodiversité. Par l’occasion, la secrétaire d’État rappelle l’approbation de 10 lois par le ministère de tutelle ou d’autres secteurs. 

Adhésion à 110 conventions internationales

Outre ce cadre juridique, le Maroc a, selon Mustapha Ramid, ministre d’État chargé des droits de l’Homme, également de la partie,  «adhéré à 110 conventions internationales». Le ministre d’État, qui a également retracé un historique du droit à l’environnement, a précisé que celui-ci était «indépendant des droits de l’Homme». Le droit à l’environnement faisant partie de la nouvelle génération des droits humains. «L’évolution des droits n’avait pas intégré l’environnement», poursuit-il. M. Ramid rappelle également l’existence d’une jurisprudence en la matière, notamment en Europe. «Le nombre des nouvelles Constitutions qui ont tenu compte de l’environnement s’est établi à 144 en 2010», ajoute M. Ramid. A propos du Maroc, il indique que le pays a toujours été au centre de la dynamique environnementale qui s’est manifestée davantage dans la Constitution 2011.

Réflexions autour de l’environnement

A son tour, Driss Dahhak, ex- secrétaire général du gouvernement, qui a énuméré les participations du Maroc à des manifestations internationales dédiées aux lois, n’a pas manqué de livrer des réflexions autour de l’environnement. L’ex-SGG qui a, entre autres, rappelé la participation du Maroc, en 1982, au 3ème congrès des lois maritimes au cours duquel il a formulé des propositions, estime que «l’être humain, qui nuit aux autres espèces, est polluant et pollué à la fois». Entre-temps, il rappelle la création dans le Royaume du comité national de l’environnement qui, selon ses dires, relevait du ministère de l’intérieur.

«La femme marocaine militait pour l’environnement», enchaîne-t-il. M. Dahhak a également rappelé l’organisation de la 1ère mission du Conseil mondial de l’eau à Marrakech avant d’évoquer le GATT pour finir par la COP22. L’ex-SGG n’hésite pas à détailler ses réflexions autour de l’environnement qui «ne se porte pas bien partout dans le monde». A propos de l’eau, il indique que «plus la civilisation progresse,  plus la demande en cette ressource, qui connaît une pénurie, augmente». L’intervenant, qui rappelle l’existence de 140 barrages au Maroc, ne manque pas de préciser que le droit à l’eau n’est pas prévu dans la Constitution. «Le droit de vivre dans un environnement sain est quasiment impossible. Cependant le Maroc se porte mieux par rapport à d’autres pays», tempère-t-il. Dans le Royaume, des progrès ont été réalisés lors des vingt dernières années de par les efforts du Souverain que M. Dahhak prend pour «un homme écologique». Comme le rappelle l’ex-SGG, SM le Roi a accéléré l’adoption de législations et de programmes autour de l’environnement.    

Les déchets seront valorisés de 30% en 2020

Le Maroc a clairement annoncé sa volonté de développer le recyclage dans le respect de la dimension sociale et environnementale. Il a défini un objectif stratégique le recyclage de 20% et la valorisation supplémentaire, sous différentes formes, d’au moins 30% des déchets à l’horizon 2020. Déjà, le Maroc n’échappe pas à l’inexorable croissance de la quantité de déchets produite qui a atteint actuellement environ 7 millions de tonnes par an de déchets ménagers et assimilés et environ 3.500.000 tonnes par an de déchets industriels dont 300.000 tonnes sont des déchets dangereux. Malgré les précautions prises, l’enfouissement demeure une option dont les impacts environnementaux sont souvent difficiles à maîtriser. Le concept de la hiérarchie de gestion des déchets suggère que l’option la plus efficace sur le plan environnemental est de réduire la production des déchets. Comme deuxième option, il y a lieu d’envisager la réutilisation des produits et matériaux pour le même usage ou pour un usage différent. A défaut, il faudra chercher à valoriser les déchets à travers le recyclage, le compostage ou la production d’énergie. Si aucune de ces options n’est faisable, alors on optera pour l’enfouissement qui reste la solution ultime dans tout le processus d’élimination.

 

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