Des malfrats sous les verrous

Des malfrats sous les verrous

Chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Cinq jeunes hommes se présentent devant les magistrats. À leur actif une dizaine d’opérations d’agression à l’arme blanche. Ils s’attaquent à des passants à coups de couteau et d’épée avant de les dépouiller de leurs biens. Sept victimes parmi d’autres ont été grièvement poignardées. Un quinquagénaire et sa femme, entre autres, ont été gravement blessés et ont été hospitalisés d’urgence.
Ils sont venus de Marrakech pour rendre visite à leur famille. Ils prévoyaient d’y rester quelques heures, cependant à cause de cet incident, la durée de leur séjour a été prolongée à l’hôpital.
Quittant la gare routière d’Ouled Ziane, ils ont pris un taxi pour se rendre chez eux. A quelques mètres de la maison, ils ont été brutalement agressés et on leur a dérobé leurs valises.
Le chauffeur de taxi, qui était témoin de cette agression, s’est enfui. Par peur de subir le même sort, il appuie fortement sur l’accélérateur et disparaît. La dernière opération menée par la bande de malfrats leur a été fatale. Ils ont été arrêtés par la police.
Le chauffeur de taxi avait alerté la police. En effet, il s’est arrêté une fois éloigné du lieu de l’agression pour descendre et se rendre à un publiphone. Composant le n° 19, il a alerté la police.
Celle-ci ne tarde pas à débarquer sur les lieux du forfait. Quinze minutes plus tard, les trois malfrats ont été arrêtés. Au commissariat de police, ces derniers ont avoué leur crime et ont dénoncé leurs deux complices. Tous des repris de justice, ces malfrats se sont rencontrés en prison. Il s’agit de Benaissa, né en 1967 à Salé, sans profession, et Lahcen, chef de la bande, né en 1961.  Issu d’une famille indigente, ce dernier a emprunté tôt les chemins de traverse de la délinquance.
Et c’est lui qui a engagé les autres délinquants pour constituer une association de malfaiteurs spécialisée dans les agressions. Les trois autres sont Mohamed, né en 1982, ayant à son actif quatre condamnations, Fakhredine, né en 1981, plusieurs fois incarcéré pour trafic de drogue et agressions et enfin Mounir, né en 1975, écroué à maintes reprises pour viol et vols avec violence.
Poursuivis pour constitution d’une bande de malfaiteurs, vol qualifié et coups et blessures, ils ont nié devant la cour les charges retenues contre eux.
Ensuite, les témoignages se sont succédé. Trois témoins ont identifié les mis en cause devant la cour.
L’avocat, constitué dans le cadre de l’assistance judiciaire, a précisé à la cour que les accusations retenues contre ses clients sont infondées.
Dans son plaidoyer, il a ajouté que les témoins ne pouvaient identifier les auteurs de l’agression puisqu’ils étaient sous le choc.
Le représentant du ministère public, pour sa part, a expliqué dans son réquisitoire que les témoins ont identifié leurs agresseurs sans la moindre difficulté puisque ces derniers perpétraient leurs actes criminels à visage découvert. Il a également expliqué que les prévenus ont avoué leurs actes lors des interrogatoires de police et devant le parquet général. Des aveux accablants pour eux. Suite aux délibérations, la cour a condamné les cinq mis en cause à quatre ans de prison ferme chacun.  Retour à l’ombre.

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