Des noms et des ambitions

À l’USFP, la course vers les circonscriptions a déjà commencé. Qui tente de marquer son territoire, qui convoite telle ou telle circonscription, qui négocie pour obtenir une place dans une ville ou l’autre… Les différents secrétariats régionaux du parti dans toutes les provinces ont achevé d’envoyer au bureau politique du parti, conformément à ses instructions, les candidatures de tous les prétendants- y compris celles rejetées par les militants- recueillis au niveau de chaque section. C’est aux membres du bureau politique, après discussion de chaque cas, que revient la décision finale de la mise en place des listes selon l’ordre qui lui semble être judicieux. Un arbitrage difficile, voire douloureux qui ne fera certainement pas que des heureux. Le problème ne se pose pas pour ceux qui ont déjà un fief connu et reconnu. Un Abdelouahed Radi à Sidi Yahia (la région d’El Gharb) où il a décroché de manière assidue plusieurs mandatures ou un Habib Malki implanté dans son bastion de Boujaâd sont automatiquement leaders de leurs listes respectives.
À part ces deux personnalités, le problème des affectations des circonscriptions risque de se poser pour tout le monde y compris pour les visages connus. L’ex-ministre de l’Emploi Khalid Aioua serait candidat à Casablanca, précisément dans la préfecture de Casa-Anfa. Ce natif de Rabat qui a la notoriété pour lui ne serait pas seul à convoiter cette circonscription prestigieuse. Ex-président de l’association Alternatives Abdelali Benamour non moins connu pourrait être dans la course et signer ainsi son retour dans le giron de l’USFP. Un autre candidat malheureux dans cette préfecture (circonscription de Moulay Youssef) lors des législatives de 1997, Youssef Benjelloun, se bagarre sans beaucoup de chances pour les premières loges.
Cette bousculade au portillon d’Anfa risque de se faire au détriment d’un député USFP qui y est déjà suffisamment installé. Il s’agit de Mohamed Ibrahimi, élu lors des élections de 1997 dans la circonscription El Ouha, enlevé de haute lutte à son rival istiqlalien Ahmed Kadiri. On demande à cet avocat de carrière d’être le second de M.M Alioua ou de Benamour. Un autre postulant veut tenter sa chance pour la première fois aux législatives : Abderrahmane Benyahia, professeur à la fac de droit à Casablanca et conseiller à la commune du Maârif. Dans la préfecture de Hay-Hassani, l’avocat Mohamed Karam, très apprécié au sein du parti, n’a pas de rival pour la première place. Il suffit qu’il le veuille. Mais il semble que l’intéressé ne s’est pas encore décidé. Les autres candidats USFP, notamment les députés qui ont quitté le dernier congrès avec Amaoui, seront certainement appelés à jouer ici les seconds rôles.
La tête de liste à la préfecture de Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi où sont élus deux députés USFP, Abdelkbir Tabih ( Derb Moulay Chérif )et Boughaleb Al Attar (Roches Noires) serait convoitée par Taïeb Mounchid, un des membres fondateurs de la CDT. “ Je n’ai pas d’informations à ce sujet“, se contente de lâcher M. Tabih.
Président du SNE (syndicat national de l’Enseignement), Abderrahmane Chennaf, député de Sebata dans la préfecture de Ben M’Sik Sidi Othmane, n’est pas le seul élu USFP dans cette partie de Casablanca. Mohamed Maâna Senoussi est également député à la circonscription de Kariat Jemaâ. Qui de l’un ou de l’autre sera désigné tête de liste ? Quant à la préfecture de Bernoussi-Zenata, où l’USFP ne compte aucun député, elle ne fait pas l’objet d’une appétence politique particulière. La préfecture de Mohammedia non plus.

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