Des socialistes au service de leurs pays

Depuis belle lurette, soit du temps de Félipé Gonzalès et de Abderrahim Bouhaim, les rapports entre les partis socialistes marocains et espagnols, l’USFP et le PSOE, ont atteint un haut niveau de coopération bilatérale. Cela s’est manifesté, et se manifeste encore tant sur le plan de l’Internationale socialiste qu’en ce qui concerne la consolidation des relations entre le Maroc et l’Espagne. Les deux partis oeuvrent étroitement au sein du Comité de la méditerranée en vue de la résolution de certains problèmes concernant le partenariat et au niveau de la méditerranée orientale. Les deux partis ont eu le mérite de participer activement à l’élaboration du document de base adopté par l’Internationale socialiste, à New York en 1998 et considéré comme un document d’orientation des socialistes et de définition du socialisme international. Au niveau européen, l’USFP occupe une place privilégiée en tant que membre observateur par rapport à la coalition socialiste européenne, qui englobe non seulement les partis de l’Europe occidentale, mais aussi celle de l’Est. A cet effet, l’USFP est membre du Comité préparatoire à une réunion sur le dialogue interculturel entre l’Occident et l’Orient, qui aura lieu au mois de février prochain à Grenoble. Il s’agit de la première rencontre internationale sur des questions de civilisation, culture et religion qui se tient dans un cadre international, surtout depuis les événements du 11 septembre. Pour ce qui est du domaine extra-partisan, il y a lieu de signaler que parallèlement à la coordination internationale, les relations entre les socialistes marocains et espagnoles ne cessent de se renforcer, notamment dans le cadre des collectivités locales entre les villes du Nord et celles de l’Andalousie. En ce qui concerne la position des socialistes espagnoles par rapport à l’intégrité territoriale du Maroc, il faut rappeler, de prime abord, que l’Internationale socialiste adopte clairement l’accord-cadre de James Backer, approuvé et adopté par le Conseil de sécurité. Dans ce contexte, les socialistes espagnoles ont fait preuve de clairvoyance en rejoignant la position de l’I.S. et abandonnant celle préconisant le référendum. Sur la question de l’émigration, M. Khalid Alioua, membre du Bureau politique de l’USFP, nous a déclaré qu’entre son parti et les socialistes de l’Etat ibérique, il a y une concordance de points de vue. Ces derniers se sont dressés contre le projet d’Aznar concernant les sans papiers. Et de conclure sur la nécessité pour les deux pays de revenir à la situation normale.

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