Deux violeurs sous les verrous

Depuis leur enfance, Samira et sa cousine Jalila sont inséparables. Elles se voient tout le temps puisque leurs domiciles respectifs au quartier Riyad, à Khouribga, sont mitoyens. La première est âgée de dix-sept ans et la seconde de dix-neuf. Elles sortent chaque soir pour passer quelques moments dehors et effectuer un tour au centre-ville.
Il était environ 16h00, en ce jour de janvier 2004, quand Samira a rejoint Jalila chez elle. Elles ont un peu bavardé avant de sortir pour effectuer leur tour routinier au centre-ville. Leur visite aux différentes boutiques de vêtements et de cosmétiques leur a tellement fait perdre la notion du temps qu’elles sont encore dehors vers 20h. Elles n’étaient jamais restées aussi longtemps dehors, sauf quand elles étaient accompagnées de leurs mères respectives.
D’habitude, elles ne dépassent jamais le cap des 18h pour rentrer chez elles. «Il est déjà 20h passées !», s’écrie Jalila sur un ton d’étonnement quand elle a jeté un oeil sur sa montre. Elle a demandé à son amie de se presser de rentrer, avant que leurs mères ne s’inquiètent de leur absence jusqu’à une heure tardive.
Samira et Jalila étaient de retour, passant par le quartier Marrakech. C’est le seul passage qui peut leur garantirait un peu de sécurité puisqu’il est considéré comme le quartier administratif de la ville. En plus, elles avaient l’habitude d’y passer tranquillement, sans que personne ne les harcèle. Seulement, cette fois-ci, elles sont dérangées par deux jeunes hommes qui se tenaient près d’une boutique. Il s’agit de Mohamed et de Azzedine, âgés respectivement de vingt-quatre et vingt-huit ans. Ce sont deux repris de justice, célibataires, sans profession, qui passent leur temps à boire, à fumer du haschich et à harceler et agresser parfois les jeunes filles. Quand ils ont aperçu Samira et Jalila qui discutaient, ils se sont avancés vers elles, leur demandant de faire connaissance avec elles. Les deux jeunes filles se sont abstenues de leur répondre.
Arrivant dans une ruelle assez obscure et déserte, donnant sur le rond-point Bir Inzarane, Azzedine a saisi Samira par l’épaule et Mohamed a tiré Jalila par les cheveux. Elles ont tenté de demander de l’aide. «Je vous balafre le visage si vous criez au secours», les menace Azzedine, le plus cruel des deux voyous. La situation est critique. Qui va les sauver ? Personne. Elles ont commencé à les supplier de les relâcher.
Mais en vain. Les deux malfrats n’ont qu’une seule idée en tête : les violer dans un parc qui n’est pas trop loin du quartier Marrakech. Les deux filles pleuraient, les implorant encore. Toujours en vain. Les deux jeunes hommes les giflaient et leur assénaient de temps en temps des coups de poing pour les faire taire. Ils les ont conduites à l’intérieur du parc. Azzedine a poussé Samira vers un coin obscur et Mohamed s’est isolé avec Jalila dans un autre. Le premier n’a pas tardé à subtiliser à Samira sa montre avant de l’obliger à lui livrer son corps. D’un coup de poing à l’autre, elle a fini par lui céder. Quant à Jalila, elle a opposé une résistance farouche à Mohamed, qui a éprouvé de grandes difficultés pour l’obliger à céder.
Elle a commencé à échanger des coups avec lui, à lui mordre la main et à crier. A ce moment, deux policiers qui faisaient une ronde routinière à bord de leurs vélomoteurs à l’intérieur du parc ont entendu les cris de Jalila. Ils ont garé leurs engins et ont marché à destination de la provenance des cris pour surprendre les deux violeurs. Ils les ont arrêtés en flagrant délit pour les conduire au commissariat de police, puis vers le Parquet général près la Cour d’appel.
Les deux jeunes malfrats qui étaient sous l’effet de la drogue ont été gardés en détention préventive, poursuivis pour constitution d’une association de malfaiteurs, viol, consommation de drogue et coups et blessures.

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