Développement humain : Une société civile impliquée

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, depuis son accession au Trône, est sur tous les fronts de la bataille du développement humain et social du Royaume. La philosophie royale est de parvenir à l’édification d’un pays où chacun apporte sa contribution, mais surtout où tout citoyen a droit à une vie digne dans le cadre d’une nation responsable et solidaire. L’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), lancée par SM le Roi Mohammed VI en 2005, offre l’illustration parfaite de cette philosophie qui met le citoyen au centre du développement. Cette initiative de grande envergure a mobilisé toutes les énergies de la Nation. Ce qui a contribué à l’émergence d’une société civile de plus en plus dynamique. Cette dernière, qui compte plusieurs milliers d’associations et coopératives, est érigée au rang de véritable partenaire intervenant à travers des projets dans différentes régions du Royaume et secteurs de développement humain. Ainsi plusieurs initiatives voient le jour pour concrétiser le développement humain. Parmi les dernières en date, on cite celle du ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité qui avait donné,14 juin dernier à Tanger, le coup d’envoi du processus de qualification des associations du nord du Royaume. Le lancement de ce programme est intervenu lors d’une rencontre régionale, la 4ème du genre, après celles d’Oujda, de Fès et de Marrakech, tendant à sensibiliser la société civile à l’importance de l’adhésion à cette initiative lancée par le ministère en partenariat avec le tissu associatif. Ce processus vient accompagner la dynamique créée par l’Initiative nationale pour le développement humain et la prise de conscience par la société civile de la nécessité de contribuer efficacement à la lutte contre la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie des populations en situation précaire. La ministre Skalli avait indiqué que cette situation marque le début d’une nouvelle approche plaçant la société civile au cœur du développement local, susceptible de favoriser une mobilisation d’envergure autour du projet de société moderniste. Le processus de qualification du tissu associatif, a-t-elle rappelé, vise à améliorer le professionnalisme des associations en matière d’action, de gestion et de bonne gouvernance, ce qui leur permettra de réaliser les objectifs qu’elles se sont fixés dans le cadre de leurs projets de développement, dans un climat empreint de responsabilité et de transparence. Ce processus, qui a démarré en 2006 avec la mise en place d’une charte d’éthique des associations, ambitionne la qualification de six mille associations en l’espace de trois ans, avait-elle indiqué, précisant qu’une enveloppe budgétaire de près de 10 MDH sera affectée chaque année à cet effet. Par ailleurs, la dynamique associative qui touche toutes les régions du Royaume a abouti à la réalisation de plusieurs projets de proximité en collaboration avec des instances marocaines ou des bailleurs de fonds étrangers. Dans ce sens, on peut noter par exemple le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’ambassade d’Italie au Maroc lancé le 17 octobre 2007,  à l’origine du lancement de 17 projets de développement humain au profit de 17 ONG marocaines. Un budget de deux millions d’euros a été prévu pour le financement de ces projets qui s’inscrivent dans le cadre du Programme d’appui à la société civile (PASC). Ainsi de plus en plus d’associations, de coopératives et d’ONG de toutes les région du Royaume (Laâyoune, à elle seule, regroupe près de 400 associations actives dans plusieurs domaines) s’organisent et adhèrent au processus de développement local et participent aux projets socio-économiques entrepris notamment dans le cadre de l’INDH.

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