Diminuer le taux de mortalité à la naissance

Même si les grands indicateurs de santé donnent une image relativement satisfaisante du Maroc, le taux de mortalité reste préoccupant. Le niveau de la mortalité infantile reste encore élevé en raison surtout de l’insuffisance de l’encadrement médical des accouchements, en particulier en milieu rural.
En fait, le taux de mortalité maternelle au Maroc demeure l’un des plus élevés de la région de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Selon une enquête, réalisée par Papchild-1997, on enregistre, en effet, 228 cas pour 10.000 naissances vivantes. Ce taux est, malheureusement, deux fois et demie supérieur en zone rurale par rapport au milieu urbain. Les raisons de cet état des choses résident essentiellement dans les conditions d’accessibilités difficiles qui caractérisent l’espace rural et dans l’insuffisance de l’offre de soins au niveau des structures de santé rurales.
Pour subvenir aux besoins croissants de la population rurale et suite à une concertation avec ses partenaires au niveau central et provincial, l’UNICEF et le ministère de la Santé organisent vendredi 11 janvier 2002 à Ourika dans la région de Marrakech, une journée de réflexion sur la création de la « Maison de la naissance ». Cette idée rentre dans le cadre de la stratégie de participation communautaire, suivie par l’UNICEF, et qui vise l’amélioration de la couverture des accouchements surveillés en milieu rural. Il s’agit de créer des structures d’accueil à proximité des maternités rurales où les femmes enceintes viendraient passer quelques jours avant l’accouchement.
Cette solution des «Maisons de la naissance», qui a donné ses preuves ailleurs comme à Cuba, un pays qui s’est distingué par une politique volontariste en la matière depuis 1962, doit toutefois connaître, avant son application au Maroc, plusieurs ajustements prenant en considération la réalité du pays. La journée d’étude organisée à Ourika aura donc pour objectif de dégager les principales idées visant à définir les missions attribuées à cette structure.
Cette rencontre verra la participation en plus des représentants du ministère de la Santé et des responsables des collectivités locales de la région, des représentants des agences de Nations Unies et de plusieurs associations nationales et internationales qui s’intéressent à la question.

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