Dispersion de marches non autorisées : Des commerçants dénoncent les troubles et les pertes causés par les manifestations

Dispersion de marches non autorisées : Des commerçants dénoncent les troubles et les pertes causés par les manifestations

Les forces de l’ordre ont dispersé une manifestation non autorisée dimanche à Casablanca, a-t-on constaté sur place. Près de quatre cents personnes s’étaient rassemblées en milieu d’après-midi dans le quartier casablancais de Sbata, avant que les forces de l’ordre n’interviennent pour les disperser. Des blessés légers ont été enregistrés parmi les manifestants et les forces de l’ordre. Par la suite, les habitants du quartier Sbata sont sortis de chez eux pour appeler les forces de l’ordre à assurer leur sécurité et protester contre les désagréments que leur causent les manifestations à répétition observées par quelques mouvements, dont certains ne sont pas légalement reconnus. En outre, plusieurs banderoles ont été brandies ou collées aux murs appelant à l’ordre et à l’arrêt de l’anarchie et de l’occupation de la voie publique, qui caractérisent ces manifestations depuis plusieurs semaines. Même scénario à Fès, où un groupuscule a tenté d’organiser une marche sans autorisation préalable au quartier Aouint El Hajjaj, mais des habitants du quartier les en ont empêchés. Par ailleurs, des dizaines de jeunes et de commerçants du quartier de Sbata à Casablanca ont dénoncé, dimanche, les troubles et les pertes affectant leurs affaires, en raison des marches à répétition ayant pris pour théâtre l’arrondissement pour la deuxième semaine consécutive. Des groupes de jeunes du quartier, brandissant le drapeau national, avaient entonné l’hymne national et scandé des slogans contre une marche, non autorisée, que les initiateurs entendaient organiser vers 18 h sur le boulevard Commandant Driss El Harti, principal axe commerçant de ce quartier densément peuplé. Ils ont aussi arboré des pancartes appelant à l’ordre et à l’arrêt de l’anarchie et de l’occupation de la voie publique. Des commerçants et tenanciers de cafés du quartier ont aussi dénoncé ces manifestations à répétition, qui se sont déroulées dans leur quartier pour la deuxième fois en huit jours. Ils ont également déployé des banderoles à la devanture de leurs magasins et commerces dénonçant les désagréments causés par ces manifestations et exigeant, entre autres, la préservation de leurs moyens de subsistance.

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