Dix-huit ans de prison pour un Britannique

Un Britannique de 31 ans a été condamné lundi à 18 ans de prison pour avoir participé en 2006 au braquage d’un dépôt de billets de la société Securitas, le plus important jamais mené au Royaume-Uni. Paul Allen avait plaidé coupable fin septembre à trois chefs d’accusation  de complot en vue d’un enlèvement, de vol et de possession d’armes à feu alors que son second procès allait débuter. Le jury n’était pas parvenu à un verdict lors du premier. « Il est clair qu’en tant qu’ami et associé de longue date de Murray (présenté comme le cerveau du braquage) et ayant connaissance de ce qui se préparait, vous avez joué un rôle actif dans différents aspects des préparatifs de ce raid», a déclaré le juge David Penry-Davey en annonçant la sentence. Il a souligné que le braquage avait été «méticuleusement préparé et impitoyablement exécuté». Allen, père de trois enfants, a reconnu sa participation dans le vol de 53 millions de livres (58 millions d’euros) dans un dépôt de la société de transports de fonds Securitas à Tonbridge, dans le Kent  (sud de l’Angleterre). Le butin est considéré comme le plus élevé de l’histoire de la criminalité au Royaume-Uni.
Pendant le raid qui a duré 66 minutes le  22 février 2006, le directeur du dépôt et sa famille avaient été enlevés et quatorze employés avaient été ligotés et menacés par des armes à feu. Cinq personnes ont été condamnées en 2008 à des peines de 10 à 15 ans de prison minimum par la justice britannique. Allen a assuré qu’il n’avait pas pénétré dans le dépôt ni n’avait pas participé à la séquestration du directeur et de sa famille. Paul Allen, qui avait mené grand train au Maroc où il avait fui avec Lee Murray, avait été arrêté en juin 2006 puis extradé après vingt mois dans une prison de Rabat vers le Royaume-Uni. Lee Murray, 30 ans, ne devrait pas être traduit devant la justice britannique. Il s’est réclamé de nationalité marocaine car son père est né dans ce pays. Rabat a refusé son extradition mais l’a maintenu en détention. La police britannique a récupéré 21 millions du magot et s’emploie à  récupérer le reste, orientant dernièrement ses recherches vers le Proche-Orient.

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