Dossier : Cadrage : Sortir de l’impasse

C’est à la fin du mois d’avril courant que prendra fin la mission de la MINURSO. Se dirige-ton vers une nouvelle prolongation ? Ce ne serait pas une première. Mais, en attendant, nos nombreux concitoyens continueront à subir les affres de la vie indigne qui leur est imposée dans les camps de la honte. Pour mémoire, il s’agit de rappeler que le Maroc avait vivement réagi au lendemain de la présentation du dernier rapport de Kofi Annan au Conseil de sécurité.
Un rapport qualifié de partial et d’unilatéral par les Marocains. Et qui avait eu l’effet d’une douche froide sur la partie marocaine. Alors que Washington avait donné l’assurance qu’aucune solution ne serait imposée à la partie marocaine et où la France appuyait de tout son poids une solution politique négociée, impliquant l’Algérie, le le rapport de Kofi Annan tenait plus de la fuite en avant que d’un véritable souci de parvenir à une solution juste d’un problème qui s’éternise.
Passant outre l’obligation d’observer une stricte neutralité vis-à-vis des positions des différentes parties, le rapport semble isoler le point de vue marocain. Toutefois, il semblerait que Washington n’ait pas l’intention d' »imposer un quelconque règlement » au dossier du Sahara. C’est, en tout cas, ce qu’affirme l’ambassadeur américain au Maroc, Thomas T. Riley.
Ce dernier a réitéré sa «confiance en l’ingéniosité et le bon travail d’approche de James Baker dans la perspective d’un compromis politique». Pour mémoire, encore, le Maroc n’a jamais été avare en propositions pour parvenir à une solution de ce problème. Et comme le souligne si justement Mohamed ahmed Bahi, sur cinq propositions, quatre ont été refusées par les Algériens et les polisariens. Nous n’en voulons pour exemple que les blocages répétitifs du processus d’identification, ainsi que le rejet du projet marocain d’une assez large autonomie au profit du Sahara. Ces derniers temps, ce sont les ONG qui ont apporté leur précieux soutien à la lutte pour le parachèvement de l’intégrité territoriale. Et tout récemment, mercredi, elles ont dénoncé avec force, à Genève, toutes la « supercherie » dont peuvent se rendre coupables les polisariens, rompus à toutes sortes de manigances visant à tromper l’opinion publique internationale.
Preuve –encore – de sa bonne foi, le Maroc a joué le jeu pour ce qui concerne l’échange de visites entre les familles originaires des provinces de Oued Eddahab et d’Aousserd et celles résidant dans les camps de Tindouf. Là encore, les polisariens ont essayé de fausser le jeu par les déclarations de certains éléments provocateurs mêlés à leurs délégations.
De tout cela, le Maroc n’en a cure. Il est sur ses terres et dans son droit. Et ce malgré la logique du plan Baker II, qui a conduit à l’impasse que nous connaissons actuellement. La diplomatie marocaine, dans toutes ses composantes –et dans son sens le plus large – est appelée à retrousser les manches encore plus haut.

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