Dossier : « On attaque le PPS »

Dossier : « On attaque le PPS »

ALM : En l’espace d’une dizaine de jours, le PPS a rendu public deux communiqués virulents. Quelles en sont les raisons ?
Nezha Skalli : Les deux communiqués ont été publiés suite à une grande polémique médiatique soulevée ces derniers temps et dont notre parti a été l’objet. Le PPS a en effet été la cible d’une série d’attaques à travers quelques-uns de ses membres les plus en vue suite à quoi le Bureau politique et le Comité central ont essayé d’analyser les tenants et aboutissants de cette affaire. Les deux instances ont donc fait une lecture globale résumée dans les deux communiqués et qui résume notre vision des choses. Cette concentration de coups portés à notre parti dans un laps de temps aussi court est beaucoup plus une attaque à ce que le parti représente en valeurs démocratiques et de modernité qu’une attaque directe visant ses instances. C’est ce qui nous a poussé à réagir.
Pensez-vous que des articles critiques parus dans la presse nationale impliqueraient un complot contre le parti ?
Cette polémique que vit actuellement la scène politique et médiatique n’est pas bonne pour notre pays. Il ne faut pas oublier que les défis auxquels le peuple marocain et son gouvernement doivent faire face sont énormes, tant sur le plan économique que social. En faisant la lecture de ce qui se passe actuellement, on se rend compte que ces forces auraient pu se converger pour trouver des solutions aux problèmes que nous vivons au quotidien et à ces défis qui nous interpellent justement de plus en plus, et ce au lieu de faire tout leur possible pour mettre les bâtons dans les roues du processus démocratique dans lequel notre pays est engagé. Actuellement, ces forces sont en train de saboter l’une des composantes les plus avancées du mouvement démocratique marocain. Il y a donc matière à réflexion quand on voit la virulence des attaques qui l’ont pris pour cible ces derniers temps.
Les communiqués du PPS parlent de «forces politiques réactionnaires» qui veulent saboter la transition politique. N’est-ce pas un peu surdimensionné par rapport aux critiques formulées contre un membre du gouvernement ?
Dans la situation, il est judicieux de se poser la question suivante : «est-ce qu’un membre du gouvernement peut-il, à lui seul, assumer la responsabilité des lacunes et des insuffisances qui ont été enregistrées à El Hoceïma ? Il est clair que ce tremblement de terre a mis à nu une situation plus que catastrophique. Les infrastructures sont insuffisantes. La pauvreté sévit partout dans cette région de notre pays. Les secouristes ont même été confrontés à des problèmes de communication en arabe avec la population de la région d’El Hoceïma. Mais est-ce une raison pour faire assumer la responsabilité à un seul membre du gouvernement ?
Dans une interview à l’hebdomadaire Assahifa, le secrétaire général du PPS, Moulay Ismaïl Alaoui, a qualifié les responsables de la Mouvance Populaire d’avoir « perdu la raison ». Qu’en pensez-vous ?
Je n’ai pas lu cette interview à laquelle vous faites allusion. Je préfère donc m’abstenir de donner un jugement sur ce que je n’ai pas lu.

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