D’où vient ce prêcheur ambulant ?

C’est une première dans les annales de la prêche dans notre pays.
Le type dégoulinant de modestie et paroles bénignes ne manifestant aucun intérêt vis-à-vis des usagers du bus sauf la satisfaction de Dieu le Clément et l’obligation du devoir religieux ne passe quand même pas inaperçu.
D’ailleurs il est aisément abordable et répond gentiment aux questions si vous lui demandez. C’est un musulman comme vous dit-il « Je ne fais que donner des conseils à mes frères comme l’a dit le prophète ; si je suis dans l’incapacité de changer le mal par la main je le fais pas les yeux et le coeur ». Tout en souriant il nie appartenir à une quelconque Jamaâ bien que le chauffeur du bus prétend être sûr de son appartenance au groupe « Addaâwa wattabligh ». Un nouveau mode de campagne sensibilisatrice ? Une nouvelle approche d’endoctrination ? Allez savoir. Toujours est-il que le phénomène suscite un bon nombre d’interrogations.
Le prêcheur ambulant sait parfaitement qu’il ne s’adresse pas à des bouddhistes, cependant son objectif apparent c’est de les islamiser correctement sans demander son reste ni à quel point son message est passé. Il monte dans le bus, dégueule ce qu’il a apparemment ingurgité quelque part à Casablanca et s’éclipse pour recommencer dans une autre ligne, de préférence à long trajet pour avoir le temps d’aller jusqu’au bout de ses conseils. Selon le chauffeur, il s’agit d’individus bornés exploités par des mains invisibles, qui les hébergent leur offrant nourriture et logement dont ils doivent s’acquitter en propageant les conseils à l’égard des citoyens égarés de leur religion et dont la foi est faible. Un job simple pour le prêcheur ambulant mais qui risque de cacher de mauvaises surprises à l’ensemble de la société.
Certains usagers du bus désapprouvent ce genre de démarche, tandis que d’autres ne voient aucun mal à ce qu’un pauvre type psalmodie de sages paroles. C’est mieux qu’un mendiant ou un joueur d’un quelconque instrument de musique. Jusqu’à aujourd’hui, le constat s’arrête là, quant à l’avenir Dieu (le nôtre à tous) seul sait ce qu’il nous réserve.

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