Douste-Blazy en concertatioin à Rabat

Douste-Blazy en concertatioin à Rabat

Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, est arrivé, mardi à Casablanca, pour une visite de travail au Maroc.
Il s’agit de l’une de ses toutes premières visites à l’étranger depuis sa nomination à la tête de la diplomatie française le 2 juin dernier. Dès son arrivée, Philippe Douste-Blazy a été reçu par SM Mohammed VI au Palais royal de Casablanca. Il était accompagné de l’ambassadeur de France à Rabat, Philippe Faure et du directeur des affaires de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, Jean-François Thibaut. M. Douste-Blazy a également eu un déjeuner de travail avec M. Benaïssa, à l’issue duquel les deux ministres ont donné, mardi, un point de presse conjoint à Casablanca.
Avant, le chef de la diplomatie française a déclaré à la presse qu’il allait évoquer avec son homologue marocain plusieurs questions d’intérêt commun, avec «l’objectif de raffermir les liens traditionnels d’amitié et de coopération».
Ce déplacement de M. Douste-Blazy «témoigne de la relation de partenariat privilégié qui nous lie au Maroc et de la densité du dialogue que nous entretenons avec ses dirigeants», avait indiqué à Paris Jean-Baptiste Mattéi, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, relayé par l’AFP. Au programme de cette visite, la VIIème rencontre annuelle des chefs de gouvernement prévue fin septembre au Maroc. Le Premier ministre Dominique de Villepin se rendra en effet à Rabat les 26 et 27 septembre. Egalement au menu, les dossiers régionaux intéressant les deux pays, tels le dialogue euro-méditerranéen, les relations inter-maghrébines et la situation au Proche-Orient.Dans un entretien publié mardi par le confrère «Le «Matin, M. Douste-Blazy s’est longuement arrêté sur ces points. A commencer par le niveau de partenariat atteint par les deux pays. Mettant en exergue l’excellence des liens tant politiques qu’économiques, entre autres, qui unissent les deux pays, le ministre français s’est expliqué sur la réforme de l’aide française au développement, centralisée au niveau de l’Agence française de développement (AFD). Une réforme qui vise, pour lui, davantage d’efficacité et de visibilité. «Il convient d’ajouter que le Maroc est le premier bénéficiaire des concours de l’AFD avec 1.475 millions d’euros, dont 375,6 millions d’euros en aide-projet. Il faut également rappeler qu’en 2003 a été décidé le doublement des engagements de l’AFD pour le Maroc, portés à 300 millions d’euros sur trois ans».
A cela s’ajoute le fait que la France «demeure de loin le premier fournisseur du Maroc, le premier investisseur étranger avec 54% des flux d’investissements directs et la première source d’aide publique au développement puisque nous en apportons le tiers». Sur un autre chapitre, celui du Sahara marocain, le ministre a insisté  sur l’engagement de la France en vue d’une politique mutuellement acceptable par les parties, dans le cadre des Nations Unies.
«Nous sommes par ailleurs convaincus, comme l’Espagne et d’autres partenaires, qu’un dialogue politique direct entre Rabat et Alger sur cette question est de nature à favoriser le règlement du conflit», a déclaré M. Douste-Blazy.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *