Drogue : Arrestation d’un « financier » présumé du PJD

Drogue : Arrestation d’un « financier » présumé du PJD

Les services de sécurité ont arrêté récemment le dénommé Mohamed Douass, homme d’affaires de Ksar Sghir, en relation avec des affaires de trafic de drogue à l’international. Ce dernier avait été arrêté dans le cadre des enquêtes menées autour de Mostafa Chaïri, alias "Attahouna", présenté comme l’un des principaux partenaires de Chérif Bin Louidane. Mohamed Douass, à en croire des sources sur place, aurait également été impliqué avec Mounir Erramach. D’ailleurs, il aurait été cité lors de l’instruction de ce dernier dossier en 2003 et aurait pris ses distances avec le "milieu" dès ce temps-là.
Mohamed Douass, âgé de plus de 50 ans, présente cela de particulier qu’il serait l’un des principaux soutiens, financiers, notamment, du PJD (Parti de la justice et du développement) au Nord. Il aurait été pour beaucoup dans la mobilisation ayant permis à la députée islamiste Fatima Belahcen de remporter un siège à la première Chambre lors des élections de septembre 2002.
C’est d’ailleurs le même Mohamed Douass qui, selon les mêmes sources a été pour beaucoup dans l’organisation de la campagne menée par le PJD contre le projet "Tanger-Med", qui passait essentiellement par la remise en question de la légalité des expropriations intervenues en 2005 dans la localité de Oued R’Mel dont il est originaire.
Ce dernier était aussi l’un des principaux "interlocuteurs" d’"Attajdid" qui s’était associé, à l’époque, aux efforts des députés islamistes qui ont effectué une mission d’enquête sur place.
Selon ses déclarations en décembre 2005, Mohamed Douass avait avoué être propriétaire d’une superficie avoisinant les trois hectares et sur laquelle il avait érigé un hôtel, des cafés, un restaurant, un bain maure, ainsi que des parkings pour poids lourds et plusieurs sociétés, en plus de huit résidences pour lui et ses proches. Selon ses dires, la valeur totale de ces biens avoisinait 30 millions de dirhams. Mécontent du montant qui lui avait été fixé en guise d’indemnisation, il avait recouru à la justice pour porter plainte contre le représentant légal de "Tanger-Med". Avant d’orchestrer une campagne médiatique à laquelle avaient contribué les députés et la publication islamistes.
Interrogé sur les présumées relations entre Mohamed Douass et le PJD, le secrétaire général adjoint de ce parti a nié le fait que les députés PJD aient bénéficié de quelque soutien que ce soit. «Le parti est le seul soutien financier de ses candidats. Quant aux allégations auxquelles vous faites référence, la police et la justice pourront démontrer leur caractère non fondé», ajoute Lahcen Daoudi. Mohamed Douass fait partie d’une trentaine de personnes arrêtées ces derniers jours pour leurs présumées relations avec le trafic de drogue dans la région. Selon des sources sur place, son dossier devrait être joint à l’affaire Erramach avec d’éventuelles poursuites devant la Cour d’appel de Tétouan.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *