Drogue sans frontières

C’est un fait : les nouvelles technologies transforment plus que jamais l’image et le fonctionnement de la criminalité dans le monde. Et plus spécialement le trafique de drogue qui ne cesse de prendre des formes de plus en plus élaborées. C’est du moins ce qui découle du dernier rapport des Nations Unies de 2001 sur la répression anti-drogue.
Le constat est alarmant : les organisations de trafiquants se sont en effet structurées, décentralisées et internationalisées. Et les trafiquants de drogue sont devenu aujourd’hui de véritables criminels sans frontières dont il est extrêmement difficile de détecter les activités. Ces derniers se servent des nouvelles technologies pour passer des accords en ligne mais aussi rester en contact en utilisant les espaces d’échanges comme les chat-rooms bien protégés par des coupe-feu qui les rendent impénétrables.
L’utilisation des téléphones portables assure également l’anonymat de ces criminels à travers la simple utilisation des cartes à pré-paiement. Et l’imagination de la nouvelle génération de criminels ne s’arrête pas là. Grâce aux technologies de chiffrement et au clonage de téléphone portable, les trafiquants de drogue peuvent poursuivre leur activité pendant des années sans être repérés. Encore plus dangereux, les nouvelles technologies ont facilité la criminalité sur un échelon mondial. C’est « l’amateurisation » des crimes liés à la drogue. Ainsi, nul n’est besoin de disposer de contacts ou de ressources spéciales pour se lancer dans la fabrication ou le trafique de drogue. Car la plupart des informations nécessaires sont accessibles via un simple moteur de recherche. En outre, Internet met en contact les délinquants potentiels les uns avec les autres à travers différentes régions du monde. Il leur permet de localiser les lieux d’approvisionnement dont ils n’auraient pas pu avoir connaissance autrement. Et dans ce contexte, les services de détection et de répression classique ne suffissent plus à la tâche.
Hiérarchies structurées et compétences géographiques limités, la criminalité transnationale remet sérieusement en question les méthodes traditionnelles de détection et de répression des infractions en matière de drogue. D’autant plus que ces mêmes services ne se sont pas approprié ces technologies au même rythme que les délinquants.
Vide juridique aidant, il est de plus en plus fréquent que ces nouveaux criminels échappent de toute poursuite. L’ONU, à travers son organe spécialisé en la matière l’OICS, examine les mesures que devraient prendre les gouvernements pour lutter efficacement contre la délinquance de haute technologie. Au niveau national, l’OICS recommande aux gouvernements de mettre en place des services inter institutionnelle de lutte contre la drogue qui soient spécialisés dans les technologies de pointe. Avec comme souci majeur, la protection des infrastructures de ces structures pour les mettre à l’abri des attaques et différents actes de piratages informatiques. Sur le plan international, ces mesures devraient être harmonisé pour davantage d’efficacité. Et les Nations Unies envisagent même d’élaborer d’une convention internationale contre la cyber- criminalité. En temps réel, espérons le…

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