Drôle de témoignage

Le 23 février 2001, Mme Malika Z., institutrice dans un institut privé à Maârif, dépose une plainte au tribunal de première instance de Hay Hassani Aïn Chock, dossier n°92/2001, contre Radouan Benhamida. Elle, en tant que parente, avance que sa nièce, Hanane est victime de violence de la part de son époux et demande son divorce. Le couple vivait dans l’Hexagone, voir notre édition N° 72 du mercredi 13 février 2002. Et pour appuyer sa plainte, elle recueille les témoignages d’une douzaine de personnes. Mais, comment ? C’est là où le bât blesse. En effet, la tante Malika, en complicité avec un agent de la CMI à Casablanca, M.C, prépare un dossier de témoignages monté de toutes pièces. Ces témoignages ont été recueillis à sa demeure au quartier Maârif à Casablanca, après avoir déroulé devant eux la cassette-vidéo du mariage du couple pour connaître M.Benhamida et son épouse.
Ces manipulations ont poussé M. Benhamida à déposer, de son côté, une plainte, dossier n°242/2001, auprès du juge d’instruction près la Cour d’Appel de Casablanca. Après les investigations des limiers de la 5ème brigade criminelle de Casablanca, l’enquête révèle, l’implication de l’agent de la CMI, M.C, dans l’affaire en complicité avec la tante Malika.
Dans cette affaire, qui interpelle à plus d’un titre, M. Aziz N. agent commercial, 28 ans, résidant au quartier El Walfa, induit en erreur et sous la menace de l’agent de la CMI en question pour témoigner, raconte comment les témoignages ont été recueillis devant les Adouls à la maison de la tutrice Malika.
Au départ l’agent de la CMI, affirme-t-il, lui demande de témoigner pour un mariage d’une fille orpheline. Arrivé à la maison de la tante, il rencontre les onze autres témoins et les quatre Adouls. La procédure commence. Et lorsque son tour arriva, les Adouls lui demandent s’il connaissait M. Benhamida. « Non », dit-il. La tante et l’agent de la CMI interviennent et l’emmènent dans une autre chambre. Sous la menace de ce dernier, il fini par témoigner, ajoute-t-il. Et pour que M.C soit sûr que Aziz N. ne revient pas sur son témoignage, il le conduit au 13eme arrondissement d’El Walfa pour signer un procès verbal dans lequel, il avoue qu’il n’a dit que la vérité dans cette affaire.
Lors de l’enquête de la police judiciaire d’Anfa, Aziz N. et trois autres témoins ont expliqué aux enquêteurs comment s’est déroulé le scénario de l’affaire dès le départ. Chose qu’ils ont d’ailleurs confirmé devant le juge de l’instruction près de la Cour d’Appel de Casablanca, il y a deux semaines.
La tante Malika Z., contactée par nos soins pour comprendre pourquoi cet acharnement et ces manipulations ayant conduit le jeune Benhamida à un état de souffrances, sous toutes ses formes, persiste et signe.
Il faut dire que, parfois, lorsque les femmes s’y mettent, à tort ou à raison, elles considèrent l’homme comme redoutable ennemi et cherchent par n’importe quel moyen à le secouer. La fin justifie les moyens, dit-on. Et c’est cette fin que l’on cherche à comprendre.

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