Du nouveau pour le cancer du sein

Du nouveau pour le cancer du sein

Le Dr Mounir Bachouchi, cancérologue au Centre d’oncologie "Al Azhar" de Rabat, vient d’introduire au Maroc ce qu’il y a de plus récent dans le domaine du cancer du sein. En fait, les nouveautés en matière de traitement des cancers du sein viennent d’être débattues lors du Congrès mondial de cancérologie tenu au mois de mai dernier aux Etats-Unis. C’est ainsi que Dr Mounir Bachouchi a pris part à ce congrès organisé par la célèbre American Society of Clinical Oncology (ASCO), la plus grande organisation mondiale rassemblant des centaines de cancérologues. 
«Une nouvelle thérapie, portant le nom «Trstuzumab», conçue pour le traitement du cancer a enregistré une réduction très importante de 46 % du risque de reprise chez des femmes souffrant d’un cancer du sein de type HER2 positif au premier stade», explique Dr Mounir Bachouchi.
Ce cancérologue ajoute qu’«une étude internationale a été menée dans le même sens et a examiné la thérapie à l’Herceptine pendant 12 à 24 mois, par rapport à une aucune autre thérapie chez des patientes qui avaient déjà subi de diverses interventions chirurgicales, de chimiothérapies ou de radiothérapies».  
En fait, le cancer du sein de type HER2 positif est une forme particulièrement agressive de cette pathologie qui touche environ 20 à 30 % des femmes souffrant d’un cancer de sein. C’est pour cette raison-là que Dr Bachouchi, le long de la conférence de presse qu’il a tenue en fin de la semaine dernière, à Casablanca, a insisté sur la nécessité d’une détermination précoce et exacte du statut HER2.
Au Maroc, le cancer du sein cause d’énormes dégâts, aux niveau médical et psychique. Il est le cancer le plus répandu dans le pays et demeure la principale cause de mortalité des femmes âgées de 35 à 59 ans. Les statistiques précisent qu’une Marocaine sur dix serait atteinte de cette forme de cancer et que près de 3.000 cas sont diagnostiqués, dont seulement un tiers est soigné.  
Les dernières actualités thérapeutiques expliquées par ce cancérologue sont, en fait le résultat d’une étude baptisée «Hera».
«Hera est l’une des plus grandes études menées sur le cancer du sein à travers le monde. Elle a vu la participation de 5.100 femmes souffrant d’un cancer du sein réparties dans 39 pays», affirme-t-il
Pour lui, le diagnostic et la prise en charge précoces augmentent les chances de guérison et la prévention et le dépistage du cancer du sein au bon moment restent les principaux outils pour limiter les dégâts alarmant de cette pathologie.
«Plus un cancer du sein est détecté tôt, plus les chances de guérison totale sont grandes», conclut-il.

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