Ebola: Une priorité pour le Maroc, le Japon et le continent africain

Ebola: Une priorité pour le Maroc, le Japon et le continent africain

Le Maroc et le Japon l’ont bien compris et c’est dans le cadre de la promotion de la coopération tripartite Maroc, Japon et pays de l’Afrique francophone, que le ministère de la santé et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), avec la collaboration technique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), organisent un atelier régional de renforcement des capacités pour la surveillance, la prévention et la lutte contre les épidémies «Cas de l’Ebola», au profit de responsables des pays africains, par l’école nationale de santé publique (ENSP) du 2 au 5 mars 2015.

Cet atelier de formation, destiné aux participants de treize pays d’Afrique, à savoir le Bénin, Burkina Faso, Burundi, Djibouti, Gabon, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad, Sénégal, Tunisie et Maroc, sera encadré par des experts nationaux et internationaux (OMS, JICA, IMT, MSF, CDC-Atlanta). Le but assigné est d’expliciter les enjeux d’une mobilisation régionale et interrégionale pour la lutte contre cette épidémie et de dessiner les axes prioritaires d’action pour contenir l’épidémie et mettre en place des moyens de prévenir les prochaines à l’échelle du continent.

La cérémonie d’ouverture de cette formation s’est déroulée à Rabat hier, lundi 2 mars 2015. Elle était co-présidée par Abdelali Belghiti Alaoui, secrétaire général du ministère de la santé, Tsuneo Kurokawa, ambassadeur du Japon au Maroc et Yves Souteyrand, représentant de l’OMS au Maroc, et a connu la présence des représentants diplomatiques des pays invités et de responsables nationaux. Il est à rappeler que le continent africain est confronté, depuis plus d’une année, à une flambée épidémique de maladie à virus Ebola à un niveau sans précédent et que cela constitue une menace pour les populations à l’échelle africaine et mondiale.

L’épidémie de la maladie à virus Ebola, qui sévit actuellement en Afrique de l’ouest, a été déclarée par l’OMS en août 2014 comme une urgence de santé publique de portée internationale. Cette épidémie, la plus meurtrière depuis la découverte du virus en 1976, a touché plus de 23.700 personnes et a entraîné plus de 9.600 décès à la date du 25 février 2015.

Cet atelier régional s’inscrit dans la vision du ministère de la santé et la mission de l’ENSP en termes de formation et renforcement des capacités. L’École qui accueille cette formation contribue ainsi à promouvoir le débat et la réflexion constructive sur des problématiques de santé publique de portée internationale, en vue de renforcer les systèmes de santé au service des populations.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *