Échec du dialogue avec l’ambassade de France au Maroc : Le Syndicat unitaire des services français observe une grève générale

Échec du dialogue avec l’ambassade de France au Maroc : Le Syndicat unitaire des services français observe une grève générale

Le Syndicat unitaire des services français affilié à l’UMT monte au créneau contre l’ambassade de France au Maroc. Le syndicat a lancé un appel à l’ensemble des agents locaux recrutés (300 agents pour les 9 Instituts français et 220 agents du réseau diplomatique et consulaire au Maroc) des services français pour observer ce jeudi une grève générale de 24H et d’un sit-in devant les services rattachés à l’ambassade de France au Maroc. A l’heure où nous mettions sous presse, Fouad Bououden, secrétaire général du syndicat a déclaré que «la grève est maintenue pour ce jeudi. Celle-ci sera reconductible si l’ambassade ne répond pas à nos revendications». Cette grève fait suite aux nombreuses rencontres avec les services de l’ambassade qui n’ont pas apporté de réelles avancées concernant les doléances des agents de droit local au Maroc. Le syndicat dénonce l’échec du dialogue social entretenu depuis l’année 2008 dans la mesure où les engagements de l’ambassade n’ont pas été tenus. Un communiqué du syndicat en date du 7 février indique que «le mouvement de grève a été décrété pour protester contre la dégradation du pouvoir d’achat résultant d’une augmentation dérisoire des salaires face à la cherté de la vie durant les dernières années».
Le syndicat conteste également l’attribution inégalitaire des revenus en fonction du statut (contrats locaux IF/AEFE/ambassade/expatriés). Pour le syndicat, la situation actuelle est «déplorable». «Nous avons l’impression de vivre en plein protectorat. Il est temps de mettre fin à cette forme d’exploitation dont nous sommes victimes», déclare M. Bououden. Le syndicat revendique une augmentation générale des salaires de l’ensemble des agents avec une mesure immédiate de revalorisation de 5% ainsi que l’octroi d’un treizième mois pour tous les agents exerçant au sein de l’ambassade et de ses services de rattachement. Parmi les autres revendications figurent l’arrêt immédiat des suppressions de postes et licenciements opérés au Maroc et l’équité dans le traitement entre les différentes catégories de personnels dans le cadre d’une harmonisation. Le syndicat appelle à une refonte de la grille des salaires du réseau diplomatique et consulaire de 2003 «en s’inspirant de ce qui se pratique dans les missions diplomatiques européennes accréditées au Maroc, notamment celle de l’Union Europénne ou de l’AEFE ainsi que la refonte de la grille des salaires des Instituts français au Maroc appliquée depuis 1995», précise le communiqué. Le syndicat revendique la mise en oeuvre d’une véritable politique sociale répondant aux besoins des agents de recrutement local notamment dans les domaines de la couverture sociale.

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