Égalité des sexes au Maroc : La Banque mondiale souligne des progrès significatifs dans l’éducation

Égalité des sexes au Maroc : La Banque mondiale souligne des progrès significatifs dans l’éducation

Dans son dernier rapport intitulé «Le développement dans le monde 2012 : égalité des genres et développement», la Banque mondiale souligne les progrès notables du Maroc en direction de l’égalité des genres dans plusieurs domaines. A commencer par la scolarisation des filles dans l’enseignement primaire qui a connu un accroissement important. «L’accroissement de la scolarisation des filles enregistré sur une période de 40 ans aux États-Unis n’a pris qu’une dizaine d’années au Maroc», indique le rapport. Et d’ajouter «Il a fallu 40 ans aux États-Unis (de 1870 à 1910) pour porter le taux de scolarisation des filles âgées de 6 à 12 ans de 57 à 88 % ; le Maroc est parvenu à un résultat similaire pour ce groupe d’âge en à peine plus de 10 ans (pour porter le taux de scolarisation de 58 % en 1997 à 88 % en 2008)». L’étude met en exergue la baisse rapide de la fécondité au Maroc en relevant qu’il a fallu moins de 20 ans pour que le nombre d’enfants mis au monde tombe de 6 à 3. La Banque mondiale ne manque pas de souligner que l’espérance de vie des femmes dans les pays en développement, dont le Maroc s’est considérablement allongée, (de 20 à 25 ans dans la plupart des régions au cours des 50 dernières années) pour s’établir à 71 ans à l’échelle mondiale en 2007 (contre 67 ans pour les hommes). Selon le rapport les femmes vivraient plus longtemps que les hommes dans toutes les régions du monde. Sur le champ politique, la Banque mondiale fait remarquer que l’application des quotas a accru la représentation des femmes dans le Parlement. Au Maroc, le principe des sièges réservés a permis de faire passer la proportion de parlementaires féminines de moins de 1% à près de 11%. Par ailleurs, l’organisation onusienne note que les avancées du Royaume en faveur de l’égalité des genres a été perceptible à travers la révision du Code de la famille. «Le Maroc a aussi réformé son droit de la famille dans les années 90, et le nouveau Code de la famille adopté en 2004 ne comporte plus aucune référence au mari en tant que chef du ménage», indique l’étude. Toutefois, la Banque mondiale relève que les régimes d’imposition sont discriminatoires en appliquant des taux différents aux hommes et aux femmes, pour un même niveau de revenu. En citant l’exemple du Maroc, l’étude précise que les hommes bénéficient de l’abattement fiscal pour les enfants à charge, et ont une charge fiscale moindre que les femmes. Pour leur part, les femmes ne bénéficient de cet abattement que si elles peuvent prouver que leur mari et leurs enfants dépendent d’elles financièrement. Un système jugé «inefficace» et «inéquitable» pour les femmes. L’étude insiste sur le fait que l’égalité des genres est un objectif fondamental en soi et constitue un atout pour l’économie. «L’amélioration de l’égalité entre les genres peut avoir des effets positifs sur la productivité et les résultats du développement pour la génération suivante et rendre les institutions plus représentatives», souligne-t-on. Pour réduire les disparités entre les genres, la Banque mondiale appelle les responsables de l’action publique à intervenir dans 4 domaines précis : réduire la mortalité féminine et combler les inégalités dans le domaine de l’éducation, améliorer l’accès des femmes aux opportunités économiques, augmenter la capacité de décision et d’action des femmes au sein du ménage et de la société et enfin limiter les disparités entre les hommes et les femmes d’une génération à la suivante.

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