egalite.ma: Une plate-forme pour plus d’égalité et d’autonomisation de la femme

egalite.ma: Une plate-forme pour plus d’égalité  et d’autonomisation de la femme

L’ambassadeur des Pays-Bas l’a relevé avec humour durant son temps de parole à la cérémonie de lancement de la plate-forme internet www.egalite.ma, mercredi à Rabat. Il a fait remarquer dans une pique adressée à la représentante d’ONU-Femmes que le 8 mars 2014 est une journée mondiale à tiroirs, puisque quatre jours après sa célébration, elle est fêtée avec le même entrain. Le diplomate hollandais, Ron Strikker, a néanmoins ajouté que même s’il est opéré avec un certain retard, le lancement de la plate-forme est un tournant dans le mouvement des femmes vers plus d’égalité et d’autonomisation.

En effet, selon des responsables d’ONU-Femmes, laquelle est partie au projet aux côtés de l’ambassade de Hollande et d’organisations marocaines de la société civile, egalite.ma est une plate-forme qui «vise le plaidoyer, le renforcement des capacités, la mise en réseau, l’échange, la communication, la coordination, la sensibilisation et la mobilisation en matière de droits humains des femmes».

Conçu et mis en œuvre par l’association tanmia.ma dans le cadre du programme «Observatoire genre et gouvernance démocratique» qui est soutenu par les Pays-Bas, le nouveau projet se veut aussi un portail qui donne le ton en matière d’égalité des genres et qui accroît la responsabilité des pouvoirs publics dans la mise en place des mécanismes qui instituent une situation équilibrée des droits.

Les organisateurs en parlent comme d’une référence dans le domaine de l’égalité de genre et un outil important de plaidoyer en faveur de la redevabilité des pouvoirs publics en matière de protection et de promotion des droits humains des femmes. Une question centrale si l’on en juge par les propos de la représentante de l’ONU-Femmes Maghreb au Maroc, qui a qualifié le mouvement féministe marocain de locomotive qui a fait avancer l’ensemble des revendications sociales, politiques et économiques.

C’est d’ailleurs en reconnaissance de ce combat de longue haleine et des acquis qu’il a permis de récolter que le portail «réserve un espace pour rendre un hommage appuyé à l’action féministe via son application «Timeline» qui retrace la trajectoire ainsi que l’histoire du mouvement féministe tout au long des années de militantisme et de plaidoyer pour les droits des femmes au Maroc».

En même temps que cet historique, la plateforme nouvellement créée est un dispositif qui repose sur les avancées techniques les plus récentes –  technologie du Web 2.0 – et elle s’appuie sur un système de gestion de contenu web (SGC) «capable d’offrir toutes les possibilités d’interaction et de mobilisation à travers des applications et des fonctionnalités innovantes dans le domaine du Web collaboratif».

Au total tous moyens et procédures qui ont pour but de valoriser le savoir et le positionnement des associations, de mettre en réseau les acteurs et de les placer en situation d’échanger, de partager les innovations et les pratiques associatives, de faciliter l’accès aux données et d’amener d’autres parties à s’intégrer dans cette dynamique.

Diserts sur les caractéristiques du projet, les organisateurs de la cérémonie de lancement ont toutefois été peu loquaces sur la valeur ajoutée prêtée à la plateforme et sur ses effets prévisibles sur la marche des femmes vers plus de progrès et d’autonomisation. Une des questions qui se posent en effet est celle de son impact dans un milieu où le taux de pénétration d’Internet n’encourage pas de façon particulière la communication et le réseautage, notamment en milieu féminin rural, où les droits sont le moins appliqués.

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