El Mobarik El Gharoussi : «La culture féminine et la technologie favorisent l’insertion socioprofessionnelle»

El Mobarik El Gharoussi : «La culture féminine et la technologie favorisent l’insertion socioprofessionnelle»

ALM : Comment peut-on définir les matières de la culture féminine et la technologie ?
El Mobarik El Gharoussi : Il est évident que la première matière, «la culture féminine», concerne les filles tout particulièrement, mais ce n’est pas une raison pour dire que la deuxième, la technologie, est purement masculine. Je pense qu’il y a une réalité qui consacre relativement cette division. Au fait, si on prend le premier élément, il profite plus au quotidien des jeunes filles, mais les garçons en profitent aussi en ayant accès, à cet âge critique de l’adolescence, à un des secrets de la féminité, à ses soucis, et à sa vision des choses. Pour les garçons à cet âge, l’univers féminin est objet d’attraction, de mystère et d’interrogations. Le mystère est souvent remplacé par les préjugés et les clichés, ce qui ne manque pas souvent de faire tomber dans les malentendus. La matière serait intéressante aux garçons dans ce sens, c’est-à-dire elle serait une première fenêtre sur cet univers féminin avec lequel la réussite de la communication garantit l’insertion sociale.

Quel est l’intérêt de la culture féminine et la technologie pour les collégiens?
La culture féminine et la technologie ont une dimension qui n’est pas classique. Ces matières ne ressemblent pas aux autres enseignées au collège où dominent l’information théorique, laquelle ne montre pas directement son apport à la vie de tous les jours. Ces matières en question ont par contre une dimension pratique très évidente, elles dotent les élèves de principes dont ils profitent directement dans leur vie en société. Elles sont donc des lieux d’initiation et favorisent l’intégration sociale des élèves, et leur insertion socioprofessionnelle.
 
Comment intéresser les élèves à ces matières ?
Vu leur utilité pratique directe, les élèves sont plus motivés. La motivation est la clé de l’amélioration, il est donc facilement constatable que l’élève fait des progrès remarquables. Et cela finit par avoir des effets sur le niveau général, y compris les matières classiques. Dès que l’élève goûte au plaisir de l’apprentissage, il se trouve impliqué davantage dans l’enseignement qui lui est normalement éprouvant ou peu motivant.

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