Elargir les horizons

SM le Roi Mohammed VI entamera une visite officielle en République Populaire de Chine mardi 5 février à l’invitation du président chinois, M. Jiang Zemin.
La visite du souverain intervient après la visite de 3 jours effectuée en décembre 1998 en Chine par le Premier ministre Abderrahmane Youssoufi, au moment où les deux pays étaient en passe de fêter le quarantième anniversaire de leurs relations. Le moment était donc bien choisi pour initier une nouvelle dynamique d’échange entre deux pays que tout sépare, géographie, démographie et orientations, mais qui peuvent trouver dans leur relations mille raisons de partenariat, politique, économique et culturel.
En effet, si la Chine, sous la houlette de Mao Zedong, fut l’un des premier pays à établir des relations diplomatiques avec le Maroc indépendant et si le Maroc à été l’un des premiers pays du Tiers-monde à accueillir favorablement l’entrée de la Chine dans l’ONU, les rapports entre Pékin et Rabat, sont demeurés longtemps confinées dans le cercle de l’amitié, sans le transcender pour des volets commerciaux bénéfiques pour les deux parties.
Aujourd’hui, la Chine, membre de l’organisation mondiale du commerce (OMC) pèse d’un poids nouveau sur la scène internationale. L’ouverture initiée par les dirigeants chinois sur le reste du monde a atteint sa vitesse de croisière et Pékin est devenue non seulement un partenaire de taille, mais une étape incontournable pour tous les pays désireux de s’ouvrir sur des horizons nouveaux. Pour le Maroc, les choses sont d’autant plus facilitées que les dirigeants chinois sont tout à faits ouverts à la vision du Maroc et à ses valeurs sacrées, y compris celle de la préservation de son intégrité territoriale. Ils s’inscrivent également dans le cadre de la légalité onusienne pour trouver une solution définitive à la question du Sahara marocain.
L’assurance en a été donnée à M. Abderrahmane youssoufi lors de sa visite à Pékin. En attendant, les échanges commerciaux entre les deux pays, même boostés après la visite du Premier ministre, restent particulièrement timides. A peine quelque 300 millions de dollars, avec une balance largement en faveur de la Chine. Une frustration d’autant plus grande pour les opérateurs marocains, que le colossal marché chinois est une mine de promesses de développement pour les entreprises marocaines que guette le « spectre » de l’ouverture sur l’Europe. Si d’un coté, le marché marocain est inondé de produits chinois, notamment le thé vert, les articles électroniques et autres matériels de construction, le Maroc n’exporte toujours que son phosphate vers la Chine. Bien insuffisant, quand on imagine le bol d’air que serait pour les producteurs d’agrumes et de primeurs, d’investir le marché chinois.
La visite Royale en Chine sera certainement l’occasion de concrétiser de nombreuses attentes des opérateurs marocains et d’ouvrir le royaume sur de nouveaux horizons, également à travers les visites les escales du souverain dans le royaume d’Arabie Saoudite, en Thaïlande dans l’Etat des Emirats arabes unis.

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