Election : Quel dispositif ?

Lors de cette journée, les débats ont porté sur deux axes principaux : «le cadre général politique et socio-culturel des prochaines échéances électorales» et «le nouveau cadre juridique et organisationnel de l’élection des membres de la chambre des représentants». Ont participé à cette rencontre des enseignants-chercheurs, des magistrats, des parlementaires et représentants des partis politiques, des cadres supérieurs des administrations publiques, ainsi que des acteurs de la société civile et du domaine de l’information.
Les prochaines élections auront lieu dans une conjoncture politique riche en signaux et porteuse de grands espoirs, marquée par plusieurs avancées, notamment en matière des droits de l’homme. C’est ce qu’a indiqué Mohamed Ibrahimi, gouverneur-directeur général des collectivités locales au ministère de l’intérieur, lors de son intervention à cette occasion. Et de souligner à ce propos que les défis de ces échéances pour l’Etat marocain consistent en la concrétisation de l’engagement à tenir des élections régulières et transparentes, insistant sur le rôle des médias et de la société civile dans la réussite de cette opération. M.Ibrahimi a noté que la décision de la révision partielle des listes électorales a été prise suite à un accord entre les différents partenaires concernés, et en tenant compte des contraintes techniques et du calendrier. Il a également indiqué que le nombre des bureaux de vote atteindra 50.000 lors de ces élections.
Pour le directeur de la REMALD, Mohamed Benyahya, l’organisation de cette rencontre s’inscrit dans le sillage des changements politiques que connaît le Maroc et vise à améliorer la pratique démocratique dans le royaume et à approfondir le débat sur cette question.
L’organisation de cette manifestation revêt une importance particulière vu la nature du sujet débattu, a-t-il noté, rappelant les précédentes manifestations organisées par la REMALD, notamment celle sur «Diwan Al Madhalim».
Quant au coordonnateur à la fondation allemande Hanns Seidel, Omar Hamdaoui, il a indiqué que cette rencontre traduit la volonté dont font montre les acteurs politiques et sociaux au Maroc pour que les prochaines élections se déroulent dans la transparence et pour qu’elles soient crédibles.
Les amendements, dont le cadre juridique des élections a fait l’objet et la volonté expresse des pouvoirs publics, augurent de la réalisation d’un saut qualitatif dans ce domaine «digne des avancées réalisées en matière des droits de l’homme et des libertés publiques au Maroc», a -t-il souligné.
Les autres intervenants ont considéré que la liste nationale réservée aux femmes constitue une mesure provisoire dans la perspective de dépasser les obstacles culturels et psychologiques entravant l’accès de la femme au champ politique. Ils ont appelé à tirer les enseignements des expériences des autres pays, estimant que la tenue des élections constitue «un test pour le nouveau concept de l’autorité».
Il convient de signaler que cette journée a été organisée en collaboration avec l’école nationale d’administration (ENA) et le concours de la fondation allemande Hanns-Seidel.

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