Élections : l’exécutif accélère la cadence

Élections : l’exécutif accélère la cadence

Le gouvernement met les dernières touches aux préparatifs du prochain scrutin législatif. Réunie en Conseil aujourd’hui, l’équipe Jettou devra examiner deux projets de décrets portant respectivement sur les changements que connaîtra le découpage électoral de 2002 et sur la révision exceptionnelle des listes électorales.
Le premier projet de décret renferme les changements qui seront apportés au découpage électoral de 2002 que ce soit pour la révision des limites géographiques des circonscriptions, leur dénomination ou encore les sièges qui leur seront impartis. Le texte de ce projet de décret n’apporte aucun changement par rapport à la mouture transmise, le 3 février dernier, aux chefs des partis politiques dans le cadre d’un nouveau cycle de concertation. Les principaux changements concernent en premier lieu Casablanca, Rabat, Marrakech, Meknès, Fès, mais aussi la région du Nord. Dans la plupart de ces villes, le découpage électoral a été élaboré de manière à être plus conforme avec le découpage administratif imposé par la création de nouvelles préfectures, mais aussi par l’application de l’unité de la ville.
A Casablanca, l’on ne retrouve plus de circonscription de cinq sièges.
La mieux "lotie" est celle d’Anfa avec 4 sièges à pourvoir au moment où d’autres circonscriptions avaient été scindées en deux (Hay Hassani-Aïn Chock, entre autres). La métropole a, par contre, connu la création de nouvelles circonscriptions à l’image de celle de Nouaceur ou de Médiouna.
Pour plusieurs partis politiques, la réduction du nombre des sièges de la majorité des circonscriptions nous rapproche plus du scrutin uninominal que du scrutin à la proportionnelle. Pour le PJD, des circonscriptions avec deux sièges à pourvoir ne faciliteraient en rien la lutte contre l’usage de l’argent lors de la campagne électorale. Le parti islamiste, "ulcéré" d’ailleurs par les changements ayant touché la région de Tanger (disparition de la circonscription de Béni-Mékada), estime que ce découpage a été élaboré pour contrer ses candidats.
La course à la Chambre des représentants ne sera pas de tout repos. Les partis politiques devront se livrer d’âpres batailles pour les sièges en jeu, mais aussi faire preuve de beaucoup d’imagination lors du choix de leurs candidats. Surtout que, dans une grande partie des circonscriptions, arracher deux sièges relèverait presque du miracle.
L’autre projet de décret au menu du gouvernement, ce jeudi, sera pris pour l’application de la loi portant révision exceptionnelle des listes électorales.
Le projet de décret fixe les dates de dépôt, d’examen et de recours. Ainsi, les nouvelles demandes d’inscription doivent être déposées entre le 5 avril et le 4 mai 2007. La commission administrative et les sous-commissions administratives doivent, elles, se réunir du 5 au 7 mai alors que la commission de jugement devra se réunir les 15 et 16 du même mois. Selon le calendrier établi par ce projet de décret, le tableau rectificatif définitif devra être déposé entre les 17 et 23 mai 2007.
L’examen de ces deux projets de décret sera précédé, lors du Conseil de gouvernement de ce jeudi, par un exposé du ministre de l’Intérieur sur les préparatifs des prochaines législatives. Si le découpage électoral est connu, il n’en reste pas moins que les partis politiques divergent quant à la date de la tenue du scrutin. Si une bonne partie d’entre eux est pour la date du 7 septembre, d’autres défendent celle du 6 juillet.

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