Elites et gouvernance : Un contexte et des questions

C’est face à un prestigieux aréopage de chercheurs marocains et étrangers, d’universitaires et de membres des organisations de la société civile, que le Groupement de recherches sur espace et territoire (GRET) a donné, jeudi à Rabat, le coup d’envoi des travaux de son colloque international sur « Elite, gouvernance et gestion du changement».
La rencontre qui se poursuivra jusqu’à aujourd’hui, se propose d’initier et d’approfondir le débat sur les concepts d’élite, de gouvernance et leurs relations avec la nécessaire gestion du changement. Un débat qui puise sa force d’une actualité brûlante.
La rencontre, organisée par le GRET avec la collaboration de la fondation Hanns Seidel et l’UFR des sciences administratives de la faculté de droit de Rabat, survient au moment où le pays s’apprête à négocier des échéances électorales cruciales pour le devenir démocratique. Elle survient également au lendemain de l’accession au trône de SM le Roi Mohammed VI et de tous les changements qui ont accompagné cette transition monarchique. L’heure est aussi au bilan de quatre années de l’expérience de l’alternance qui a amené aux rênnes du pouvoir une équipe qui avait milité une quarantaine d’années au sein de l’opposition et qui a dû remettre en cause bien des constantes une fois aux commandes. Enfin, ce colloque international, particulièrement couru par des chercheurs et universitaires étrangers, survient dans un contexte de mondialisation particulièrement souligné par les mutations et la perte de repères au niveau international à la suite des attentats du 11 septembre à New York et Washington.
Un contexte, tant national qu’international, qui se prête bien aux interrogations des chercheurs quant au concept des élites, appelées par définition à se retrouver au centre de la problématique de gouvernance et à gérer ce changement que tous appellent de leurs voeux, notamment à l’approche des législatives.
Les deux jours de travaux du colloque international seront donc l’occasion de cerner plus précisément cette ou ces élites, de définir leur mode de fonctionnement, leur processus de renouvellement et de procéder à des comparaisons à travers les contributions des chercheurs étrangers invités.
Ce sera également l’occasion de jeter la lumière sur le mode de gouvernance actuel, de relever ses limites et de définir dans quelle mesure est ce qu’il répond aux aspirations des citoyens. Beaucoup d’autres questions subsidiaires trouveront aussi des pistes de réponses à travers le développement des quatre axes de la rencontre relatifs entre autres à l’émergence d’un nouveau modèle, aux systèmes de valeurs et gouvernance démocratique, à la nouvelle culture politique et à l’élite face aux nouvelles tendances de gestion publique.

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