Elle court, elle court la maladie d’Amour

Elle court, elle court la maladie d’Amour

Elle court, elle court la maladie d’Amour, dans le cœur des enfants, de sept à soixante dix-sept ans. Michel Sardou a marqué bien des esprits avec ce grand succès de la chanson française. Et si c’est le cas, eh bien c’est parce qu’il y a du vrai dedans. Cupidon est partout. Tantôt sournois, tantôt bienveillant, il lâche ses flèches en tous sens propageant la pandémie et faisant des victimes tous les jours. «Je suis folle de lui», «elle me coupe le souffle», «mon cœur bat à mille à l’heure», «je perds tous mes moyens», etc. Autant de symptômes à une maladie vieille de la création de l’humanité. L’Amour serait donc le mal de tout temps. Pire encore, Cupidon serait même recherché pour ses services. Qui n’a jamais rêvé de rencontrer le grand Amour? L’âme sœur? Sa moitié? Et qui n’a jamais ressenti l’amour avec son coup de foudre, son excitation, ses bouleversements, ses déceptions, ses chagrins et finalement sa rupture. Tout le monde a connu ça et quelle que soit cette forme d’Amour, elle avait son lot de bonheur. Et c’est justement ce lot qui nous motive à récidiver. Amour à sens unique, Amour partagé, Amour de loin, Amour charnel, Amour passionnel, Amour intéressé, Amour platonique, Amour, Amour. Nous sommes fait pour aimer l’Amour. Qu’est-ce, donc, cette entité mystérieuse qui fait notre quotidien sans pour autant nous être acquise? C’est tout simplement un sentiment, une attirance et finalement une capitulation. Doit-on y croire? Certes, on ne peut qu’y croire. L’expérience de tel et le mariage d’Intel prouvent bien que l’Amour existe. Le secret serait juste d’aimer la bonne personne, mais là encore, ce n’est un secret pour personne. Alors tant que l’Amour avec son grand «A» n’est pas d’actualité, il faut garder l’espoir. Qui sait ce que cache le lendemain? À la sortie de l’ascenseur, au feu rouge, ou encore en prenant un café avec des amis. Rien n’est sûr dans la vie, au grand bonheur des cœurs à prendre. En plus avec le grand rendez-vous amoureux du 14 février, les âmes s’enflamment. La belle au bois dormant risque bien d’ouvrir les yeux et le prince charmant se décidera peut-être bien à enfourcher son cheval. Pour ceux qui nagent dans le bonheur d’une relation stable, la St-Valentin ne serait qu’une des nombreuses occasions pour célébrer sa moitié. De rendre un hommage à celle ou celui qui a choisi de partager sa vie et de lui témoigner son amour et sa reconnaissance. Par contre, les plus malheureux en cette occasion, seraient ceux qui ont été abandonnés par l’Amour. Le chagrin d’Amour, ce mal inconsolable s’est forgé au fil des ères une très mauvaise réputation. Un cœur brisé est sujet à tous les tourments du monde. Quand la seule personne capable de guérir ce mal est la même qui en a été la cause. C’est une chute vertigineuse vers un inconnu douloureux. Peur de la solitude, manque de confiance en soi ou simplement le manque de l’autre sont autant de facteurs aggravants. On est amené à une dure réalité en moins de deux. L’illusion fantasmagorique de l’Amour infini auquel on croyait a été écrasée et de surcroît par l’être tant aimé. Et à moins d’avoir une forte personnalité, ou à défaut, un entourage compréhensif et présent, il serait difficile de relever la tête après pareille épreuve. Cependant, surmonter une rupture est la preuve d’une grande force intérieure. La vie continue et l’espoir fait vivre. Mais, souvent ce qui fait vivre le plus, c’est de finir par se dire (secrètement) que l’autre se rendra compte de son erreur et qu’il reviendra un jour. Ainsi, d’une manière ou d’une autre on finit par accepter de faire son deuil. Ahhh si le cœur pouvait écouter la raison, la maladie d’Amour n’aurait point fait chanter les hommes et s’agrandir le monde et n’aurait point fait souffrir, parfois, tout le long d’une vie.


L’âme sœur : Une philosophie singulière
L’âme sœur est un concept qui désigne une compatibilité amoureuse, amicale ou sexuelle qui serait parfaite entre deux individus. Le terme est employé dans la vie courante pour évoquer une relation de ce type dans le sens d’âmes prédestinées à se rencontrer. Une théorie des âmes sœurs peut être trouvée dans le Banquet de Platon : les êtres humains, à l’origine, auraient été constitués de quatre bras, quatre jambes et d’une seule tête à deux visages. Zeus, qui aurait craint leur pouvoir, les aurait coupés en deux, les condamnant à passer le reste de leur existence à rechercher la part manquante. Ce mythe de l’androgyne originel est également une des interprétations du second récit de la création de la femme dans la Genèse. Selon Ramban, chacun des partenaires séparés aspire à retrouver la présence de l’autre, dont il a gardé la marque, dans sa chair comme dans son âme. Selon la Théosophie et par la suite dans les thèses d’Edgar Cayce, Dieu aurait créé des âmes androgynes. L’âme se diviserait plus tard en deux sexes. Au fil des réincarnations, les deux âmes se retrouveraient et, une fois leur karma purgé, elles fusionneraient à nouveau. Le terme est parfois utilisé de manière ironique ou comme une allégorie pour désigner les interactions fusionnelles entre êtres humains ou dans la nature.

 

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