Elyazghi monte au créneau

Les déclarations de Nadia Yassine sont “inacceptables dans leur forme comme pour leur contenu” et elles ne peuvent être tolérées de la part de “tout citoyen responsable”. C’est ainsi que s’exprimait Mohamed Elyazghi au sujet des dernières déclarations de Nadia Yassine et “surtout, ajoute-t-il, après son retour des Etats-Unis”. “Vous connaissez d’ailleurs toutes les difficultés pour obtenir un visa pour les Etats-Unis !”, conclut le chef des socialistes en réponse à une question d’ALM. Interrogé sur les manifestations de quelques villes du Sahara marocain, Elyazghi a affirmé, vendredi dernier au siège de l’USFP, que ce sont les prémices de la défaite de la pensée séparatiste au Maroc. “Il s’agit de quelques voix isolées auxquelles l’on ne doit pas accorder trop d’importance”, ajoute-t-il rappelant que le Maroc est dans une position claire et confortable et qu’il ne saurait être de nouveau question du plan Baker, mort et enterré, surtout avec la démission de son auteur.
Pour Elyazghi, la meilleure réponse aux séparatistes a été le retour, ces derniers jours, de compatriotes sahraouis séquestrés durant de longues années à Tindouf. Lors de cette rencontre avec la presse, le premier secrétaire de l’USFP avait également qualifié les dernières nominations des walis et gouverneurs de “chose normale” pour un régime dont la philosophie est de mobiliser le pays pour la lutte contre la pauvreté et l’exclusion.
Pour Elyazghi, ces nominations sont loin de refléter la “hantise sécuritaire” qui a prévalu dans le passé. Le chef des socialistes, en réponse à une question sur un éventuel remaniement gouvernemental, a indiqué que le gouvernement Jettou garde toujours sa majorité et remporte toujours la confiance du Roi à qui il revient, en dernier lieu, de décider. Pour preuve, il avance la dernière déclaration devant le Parlement du Premier ministre et la majorité parlementaire qui tient toujours. Toutefois, Mohamed Elyazghi a déclaré que son parti reste attaché à la méthodologie démocratique pour la désignation du Premier ministre. Chose qu’il remettra sur le tapis après le scrutin de 2007. D’ici là, l’USFP sera toujours à la recherche d’un front démocratique et moderniste sans remettre en question les autres alliances que ce soit au sein de la Koutla ou dans le cadre du “grand parti de la gauche”, dont l’intégration du PSD constituerait la première pierre. La porte reste ouverte aux autres, assure Elyazghi.

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