Emploi : Les femmes divorcées trouvent plus facilement du travail

Emploi : Les femmes divorcées trouvent plus facilement du travail

Les femmes divorcées sont les plus actives sur le marché du travail que les mariées ou les célibataires. Elles ont enregistré un taux d’activité de 45% en 2010 contre 30% pour les célibataires et 24% pour les femmes mariées. Ainsi, une citadine mariée de 25 ans a quatre fois moins de chance d’être active qu’une citadine célibataire et six fois moins qu’une citadine divorcée. Autrement dit, les femmes divorcées ont plus de chance à trouver du travail. C’est ce qu’indique le Haut Commissariat au Plan ( HCP) dans son dernier numéro des cahiers au Plan pour la période juillet-août 2011 concernant l’évolution de la situation de la femme sur le marché du travail. Le HCP n’apporte pas d’explication précise à cette situation soulignant tout simplement que «les femmes divorcées peuvent se retrouver obligées de travailler pour subvenir à leurs besoins mais le travail lui-même ou les facteurs qui y ont permis son accès peuvent être à l’origine du divorce», peut-on lire dans le document. La participation de la femme au marché du travail est tributaire de l’état matrimonial. Une femme célibataire est généralement plus disponible pour le travail qu’une femme mariée.
Si le mariage constitue un facteur discriminant dans l’insertion au marché du travail, la présence des enfants diminue davantage la chance pour une femme d’être active. Selon le HCP, l’éducation des enfants en bas âge constitue un motif de l’absence de la femme sur le marché du travail. En effet, chez les femmes citadines, le taux d’activité passe de 22,5% pour les femmes sans enfants à 7,4% pour celles ayant trois ou plus. Parmi les autres facteurs, il faut aussi relever les changements dans le mode d’organisation de la famille et les enfants qui sont plus contraignants qu’auparavant.
S’agissant de l’évolution de l’emploi féminin, le HCP souligne que sur une population active occupée de 10,4 millions, le Maroc comptait 2,8 millions de femmes actives en 2010, soit un taux de féminisation de l’emploi de 27%. Cette population reste peu qualifiée. Près de 3 femmes actives occupées sur 4 sont sans diplômes, 13,4% ont un diplôme de niveau moyen et 12,8% ont un diplôme de niveau supérieur. L’agriculture domine l’emploi féminin. En effet, 6 femmes sur 10 travaillent dans ce secteur contre 25,6% dans les services et 13,8% dans l’industrie y compris l’artisanat. Par milieu de résidence, les services dominent l’emploi féminin en milieu urbain (63,3%) alors qu’en milieu rural, plus de 9 femmes sur 10 travaillent dans l’agriculture, forêts et pêche (93,1%). Selon la profession exercée, 6 femmes sur 10 travaillent comme ouvrières,10,4% comme artisanes ou ouvrières qualifiées, 10,1% comme exploitantes agricoles , pêcheuses ou forestières. Seules 2,1% travaillent comme cadres supérieures. Par ailleurs, le HCP note que l’emploi féminin reste caractérisé par une précarité. Près de la moitié de l’emploi féminin est non rémunérée. Seules 17,6% des femmes actives occupées sont affiliées à un système de couverture médicale et 57% des femmes salariées n’ont pas de contrat de travail.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *