Emploi : les promesses du privé

Emploi : les promesses du privé

Tous les participants aux travaux des "Initiatives de l’Emploi", des journées qui se sont tenues les 22 et 23 septembre, ont constaté l’assiduité du Premier ministre à ce premier rendez-vous national sur l’emploi. Au cours de la journée du vendredi, Driss Jettou passait d’une salle à l’autre pour écouter, sans prendre la parole, les différents intervenants qui animaient les travaux des quatre ateliers thématiques. Et Saâd El Alami, le ministre istiqlalien chargé des Relations avec le Parlement, ne le quittait pas d’une semelle. En tout cas, les travaux des ateliers ont permis de dégager un certain nombre de recommandations qui furent soumises à la session plénière.
En fait, les recommandations étaient prêtes bien avant l’ouverture des Assises. Toutefois, le Premier ministre a tenu à ce qu’elles ne soient pas définitives. Elles devaient donc être enrichies à la lumière des débats qui ont eu lieu au sein des ateliers.
Ces recommandations ont trait notamment à la durée du contrat de premier emploi, qui passe de 18 à 24 mois, ainsi que le seuil du salaire exonéré, des cotisations de la CNSS, de l’IGR et de la TFP (taxe de la formation professionnelle) à hauteur d’une rétribution de 6.000 DH au lieu des 4.500 DH.
Vendredi, dans son allocution à la clôture des travaux de ces Assises, le Premier ministre a assuré que le gouvernement passera à la phase de concrétisation dès ce lundi.
Par ailleurs, en marge de ces Assises, cinq importantes conventions ont été signées sous la présidence de Premier ministre.
La première, qui a été conclue entre le ministère des Finances et la Caisse centrale de garantie (CCG), est relative à la gestion du Fonds d’avances pour l’auto-emploi dénommé "Appui à l’auto-emploi". A travers ce fonds géré par la CCG, l’Etat accordera des avances sans intérêt qui constituent un apport en fonds propres au profit des porteurs des projets. Cette avance, fixée à 10 % du coût du projet, et qui ne dépassera pas le montant de 15.000 DH, permettra aux jeunes promoteurs de lever le reste des fonds auprès des banques.
Le deuxième groupe de conventions a été conclu séparément entre la CCG, d’une part et le Crédit Populaire, la CNCA, Attijari Wafa bank et la BMCE Bank, d’autre part. Ces conventions viennent compléter la première. L’objectif est le financement par les banques des projets bénéficiant de l’appui à l’auto-emploi à hauteur de 90% du montant de l’investissement. Ce crédit est garanti par la Caisse à travers "le Fonds de garantie pour la jeune entreprise". La troisième convention est en fait un "contrat-progrès" entre l’Etat et l’ANAPEC. Il s’agit notamment de renforcer et de professionnaliser ses ressources humaines, de régionaliser son action et de développer et de diversifier ses prestations de services.
La quatrième groupe de conventions a été justement signé par l’ANAPEC et les Agences privées de recrutement, à savoir l’Union marocaine des entreprises du travail temporaire (UMETT), l’Association marocaine des entreprises du travail temporaire transparentes et organisées (AETTTO) et C3+, pour l’accompagnement et l’insertion de 15.640 chômeurs. Enfin, le cinquième groupe de conventions concerne l’externalisation des activités périphériques des grandes entreprises et des établissements publics. Cette sous-traitance favorise la création de petites entreprises par les jeunes diplômés dans le cadre d’un parrainage par les entreprises. Ces dernières sont Meditel qui s’engage à créer 2700 emplois pour 2005-2008, IAM (5000 emplois pour 2006-2010), l’ONEP (270 entreprises, 810 emplois pour 2005-2009) et l’ONE (1700 micro-entreprises et 2100 emplois pour la période 2005-2009).

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