En attendant les décrets ministériels

Dans l’enceinte du Parlement, les représentants de la Nation, conseillers et députés, travaillent d’arrache-pied pour ne pas manquer le rendez-vous de septembre 2002.
Plusieurs projets sont, en effet, en cours d’examen et de discussion, au niveau de la Chambre des Conseillers. Il s’agit, entre autres, du texte des élections, du Code de la procédure pénale et projet régissant l’action associative. Mais tout ce travail n’empêche pas les observateurs de rester vigilants quant au sort des autres projets ayant trait aux prochaines échéances politiques.
Lors de la réunion du conseil de gouvernement tenue le 18 avril à Rabat, le ministre de l’intérieur a fait un exposé sur la discussion des projets de lois relatives à l’élection des membres de la Chambre des représentants et à l’inscription sur les listes électorales.
Il a souligné l’importance accordée par les députés à ces projets qui ont fait l’objet de plus de 16 réunions et de quelque 67 interventions.
Le ministre a souligné la volonté manifestée par la majorité des intervenants de voir ces élections constituer un saut qualitatif dans la vie politique nationale, conformément aux hautes orientations royales ce qui amené toutes les parties à opter pour une approche consensuelle pour l’adoption de ces projets.
Bien entendu, depuis cette date et l’aboutissement des accords du 17 avril, l’opinion publique n’a plus entendu parler de l’état d’avancement des projets liés à l’organisation des prochaines élections législatives. Qu’en est-il du décret portant sur le nouveau découpage électoral et des autres décrets relevant des attributions de l’Exécutif, et en particulier du ministère de l’Intérieur ?
Qu’en est-il, également, des commissions ad-hoc chargées, à titre d’exemple, du financement des partis politiques et de leur campagne électorale ? De la couverture audio-visuelle de cette campagne ? des formes des bulletins de vote ? des signes et symboles des partis, etc.., Autant de questions qui laissent les citoyens sur leur faim. Faute de communication.
Bien entendu, dans cette affaire, la communication revêt une importance capitale. D’abord en raison des engagements politiques du ministère de l’Intérieur qui avait annoncé, lors du Conseil du gouvernement précité que ces projets allaient se faire dans la concertation avec l’ensemble des partis politiques et le consensus. Mais jusqu’à présent, c’est le black-out total. Plus encore, des partis du gouvernement commencent déjà à exprimer leur ignorance des véritables intentions du gouvernement à ce sujet. Alors que l’Union constitutionnelle minimise l’impact des mesures adoptées , en ce qui concerne le mode de scrutin et les mécanismes de gestion de l’opération électoral, du côté de l’Istiqlal l’on manifeste déjà des signes de malaise quant à l’absence d’information sur ce domaine. D’autres médias véhiculent, à leur tour, la thèse du statut quo et du maintien du découpage électoral en cours.
Bref, alors que le gouvernement marque certains points à son avantage dans les domaines socio-économique et politique, sur le plan de la communication, il demeure loin des attentes des citoyens.

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