Enlèvement de trois Espagnols en Mauritanie : Ould Abdel Aziz reconnaît les erreurs sécuritaires

Enlèvement de trois Espagnols en Mauritanie : Ould Abdel Aziz reconnaît les erreurs sécuritaires

«Le rapt des ressortissants espagnols est le résultat d’un cumul d’erreurs sécuritaires et militaires commises par le passé, et d’un déficit en équipements», a affirmé le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce dernier a, par ailleurs, déclaré à la presse à l’issue d’une visite, mardi, dans un hôpital à Nouakchott, que «des efforts sont déployés depuis des mois pour combler ces insuffisances».
Dans le cadre de la première réaction officielle des autorités mauritaniennes à l’opération de rapt, la semaine dernière, de ressortissants espagnols, le président mauritanien a indiqué que «ces erreurs commises par le passé, et le déficit en équipements militaires et sécuritaires ne peuvent être résolus du jour au lendemain».Concernant la revendication par le groupe Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), de l’enlèvement des ressortissants espagnols, le président mauritanien a fait savoir que «les mesures nécessaires sont actuellement entreprises au niveau des appareils sécuritaire et militaire pour éviter la reproduction d’actes terroristes pareils». Il a, à cet égard, assuré que «les autorités mauritaniennes sont à pied d’œuvre pour doter les systèmes sécuritaire et militaire des moyens nécessaires pour leur permettre de remplir au mieux leur mission et d’être préparées à affronter de telles situations». Rappelons qu’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué le rapt du Français Pierre Camatte et de trois Espagnols, enlevés fin novembre, respectivement au Mali et en Mauritanie, dans un enregistrement sonore diffusé, mardi, par la chaîne de télévision Al-Jazeera. «Deux unités des vaillants moujahidine ont réussi à enlever quatre Européens dans deux opérations distinctes. La première au Mali où a été enlevé le 25 novembre, le Français Pierre Camatte, et la deuxième en Mauritanie où ont été enlevés le 29 novembre trois Espagnols», a déclaré le porte-parole du groupe extrémiste, Saleh Abou Mohammad, dans l’enregistrement. Il a ajouté que «la France et l’Espagne seront informées ultérieurement des revendications légitimes des moujahidines», sans d’autres précisions.
Le Français Pierre Camatte, 61 ans, a été kidnappé le 25 novembre à Ménaka (plus de 1.500 km au nord-est de Bamako), à une centaine de kilomètres de la frontière avec le Niger. Les trois volontaires espagnols (deux hommes et une femme) de l’ONG Barcelona Accio solidaria ont été enlevés sur la route côtière très fréquentée Nouadhibou-Nouakchott, à 170 km au nord de la capitale alors qu’ils circulaient à bord du dernier véhicule d’un convoi acheminant de l’aide vers l’Afrique de l’Ouest.
Le porte-parole de l’Aqmi a identifié les trois otages espagnols, précisant que l’un d’eux Albert Vilalta est le directeur d’une société de tunnels. Outre Albert Vilalta, 35 ans, les deux autres otages espagnols sont Roque Pascual, 50 ans, dirigeant d’entreprise du secteur de la construction, et Alicia Gãmez, 35 ans, fonctionnaire de l’administration de la justice. L’enlèvement de trois Espagnols est une première en Mauritanie qui a subi ces deux dernières années une série d’actions meurtrières revendiquées par Al Qaïda au Maghreb islamique.

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