Enlèvement des deux Italiens en Mauritanie : pas de contact entre l’Italie et un émissaire d’Al Qaïda au Maghreb

Enlèvement des deux Italiens en Mauritanie : pas de contact entre l’Italie et un émissaire d’Al Qaïda au Maghreb

Le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini a déclaré, lundi, que l’Italie n’a aucun contact direct avec un émissaire d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l’organisation terroriste qui a revendiqué l’enlèvement de deux Italiens en Mauritanie. «Nous n’avons aucun contact direct avec un émissaire», a assuré le ministre dans une interview diffusée par la chaîne télévisée Sky TG 24. «Si nous décidions de négocier juste une fois, nous aurions légitimé une organisation terroriste. Tous ceux qui négocient avec les terroristes, soutiennent les terroristes», a-t-il ajouté.
M. Frattini a également précisé qu’il n’y aurait aucun changement de la politique italienne en Afghanistan puisque l’Italie est engagée dans une coalition internationale.
Selon le site Internet d’Al-Arabiya, la revendication d’Aqmi est contenue dans un message audio diffusé dimanche, dans lequel un porte-parole du groupe, qui se présente sous le nom de Salah Abou Mohammed, justifie l’enlèvement par les crimes du gouvernement italien en Afghanistan et en Irak.
Les deux Italiens avaient été enlevés sur une route du sud-est de la Mauritanie. Sergio Cicala, retraité de 65 ans, et sa femme Philomene Kabouree, Italienne d’origine burkinabè et âgée de 39 ans, se rendaient au Burkina Faso à bord d’un minibus immatriculé en Italie, avait indiqué une source de sécurité. Leur enlèvement s’est déroulé à peu près de la même façon que celui de trois Espagnols fin novembre, à l’autre bout du pays, revendiqué par Al Qaïda au Maghreb islamique. Ces deux dernières années, Aqmi a revendiqué une série d’actions meurtrières en Mauritanie, dont l’assassinat fin 2007 de quatre Français à Aleg (250 km à l’est de Nouakchott) et celui d’un Américain en juin dans la capitale.
Rappelons que trois ressortissants espagnols avaient été enlevés par des hommes armés, dans le nord-ouest de la Mauritanie alors qu’ils circulaient sur la route Nouadhibou-Nouakchott, au sein d’un convoi de véhicules acheminant de l’aide humanitaire depuis Barcelone. Cet enlèvement a été intervenu trois jours après celui d’un ressortissant français, kidnappé dans le nord-est du Mali voisin, et qui serait retenu, dans le désert du Sahara, par des islamistes armés appartenant à «l’aile dure» d’Aqmi, selon une source sécuritaire malienne.
Les trois personnes enlevées se trouvaient dans la dernière petite voiture, en queue de l’important convoi composé d’une dizaine de gros camions et de quelques voitures.
Un groupe d’hommes armés les a arrêtés et les a emmenés, en laissant leur véhicule sur place, sans toucher au matériel, aux bagages et à l’argent que la voiture contenait, a-on précisé à l’AFP.

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