Enseignement supérieur : l’exigence de qualité

Enseignement supérieur : l’exigence de qualité

Développées depuis longtemps dans l’industrie, les démarches qualité (l’assurance qualité, les certifications, les accréditations et les audits) se sont étendues au cours de ces deux dernières décennies à l’enseignement supérieur. Plusieurs universités britanniques et canadiennes, entre autres, s’y sont engagées dans l’objectif d’améliorer leurs cursus. Au Maroc, les institutions universitaires  se sont intéressées au processus depuis quelques années, mais le système est encore à l’état embryonnaire. La démarche qualité est prévue par la loi portant organisation de l’enseignement supérieur et la charte nationale d’éducation et de formation.
Dans son article 77, ladite loi stipule que «le système de l’enseignement supérieur est soumis dans sa globalité à une évaluation régulière portant sur sa rentabilité interne et externe..(…) touchant tous les aspects pédagogiques, administratifs et de recherche. Cette évaluation se base sur les audits, auto- évaluations et sondages périodiques».
L’amélioration de la qualité et de l’efficacité de l’enseignement est donc incontournable pour relever le défi de la globalisation à l’heure de l’économie du savoir. 
La tenue les 15 et 16 février à la Faculté de médecine dentaire de  Casablanca du séminaire sur "L’assurance qualité dans l’enseignement supérieur" traduit l’importance accrue accordée à cette démarche dans les établissements d’enseignement supérieur. Cette rencontre, co-organisée par le département de l’Enseignement supérieur, l’université Hassan II Aïn Chock, le British Council et l’université britannique «The West of England», a été l’occasion pour les professionnels participants de débattre de ce sujet et d’échanger leurs connaissances en la matière. L’expérience de la Faculté de médecine dentaire de Casablanca a été présentée par sa doyenne Amal El Ouazzani Ech-chahdi.
«Le défi de la qualité ne peut être dissocié de la recherche de la performance et de l’établissement de critères d’évaluation. Pour cela, nous avons procédé par l’évaluation interne et externe pour déterminer les besoins d’amélioration. Des enquêtes de satisfaction de la formation de base (pédagogique, gouvernance, vie estudiantine) ont été réalisées», a-t-elle noté. Les résultats de cette évaluation interne  ont indiqué que 61,3% des personnes interrogées se sont déclarées satisfaites de la compétence des enseignants d’une manière générale, alors que 50,8 % des interrogés estiment que les méthodes pédagogiques utilisées par les enseignants sont insuffisantes.
Pour 43,1 % des interviewés, les travaux pratiques sont insuffisants contre 29,3 % qui pensent qu’ils sont même très insuffisants.
D’après cette auto-évaluation, cette insuffisance est due au manque des équipements dentaires.
Pour compléter cette étude, une évaluation externe a été réalisée par la Conférence internationale des doyens des Facultés de chirurgie dentaire d’expression totalement ou partiellement française (CIDCDF). Cette institution a établi un rapport dans lequel elle recommande de réduire le nombre d’heures de cours théoriques et d’augmenter le nombre d’heures de stages cliniques. La formation continue a été vivement recommandée pour rehausser le niveau des connaissances des étudiants.
Par ailleurs, lors de cette rencontre, l’expérience britannique et celle des pays du Proche-Orient en matière d’assurance qualité dans l’enseignement supérieur ont été également exposées.

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