Éradiquer l’analphabétisme

Le Maroc, à l’instar de la communauté internationale, a célébré le dimanche 8 août, la Journée mondiale de l’alphabétisation. A cette occasion, les projecteurs sont braqués sur le secteur de l’éducation dans les différentes contrées de la planète. Au Maroc, un pays où le taux de l’analphabétisme frôle 50 % actuellement, des efforts sont déployés, à tous les niveaux, par les pouvoirs publics et toutes les composantes de la société civile en vue de réduire ce fléau à 35 % au terme du quinquennat 2000-2004 et à 25 % à l’horizon 2010, dans la perspective de son éradication en 2015.
Le ton de cette stratégie fut donné en août 2000 par S.M. le Roi Mohammed VI. «Nous avons décidé d’accorder un intérêt particulier à l’élimination de l’analphabétisme qui, hélas demeure très répandu dans les villes et les campagnes, à des degrés divers, ce qui est en inadéquation avec la position du Maroc, son rang et ses ambitions, car un tel phénomène représente un obstacle dont l’élimination requiert la mobilisation de toutes les potentialités et énergie», avait souligné S.M. le Roi Mohammed VI, dans son discours adressé à la nation, à l’occasion du 37e anniversaire du Souverain. La déclaration de SM le roi rejoint la citation de son ancêtre le prophète Sidna Mohammed lorsqu’il avait dit « je ne consens pas qu’un membre de ma nation soit analphabète ». Dans ce sens, en septembre de la même année, le Souverain lance le premier programme de lutte contre l’analphabétisme.
Dans ce cadre, les mosquées ont été investies pour l’encadrement des citoyens et des citoyennes et la lutte contre l’analphabétisme, notamment dans les campagnes et les quartiers populaires des grandes villes du Royaume. Des femmes et des hommes âgés ont pu ainsi apprendre à lire et à écrire. Deux ans plus tard, même si l’on ne peut parler que de bilan provisoire, il faut dire que les résultats sont probants. Mais, le chemin à parcourir pour éradiquer ce fléau est encore long et demande la mobilisation de toutes les composantes de la société.
Au niveau du secteur de l’enseignement, la même stratégie est de mise en vue de la généralisation de la scolarisation des enfants âgés de six ans et des filles dans le milieu rural. Aujourd’hui, le taux d’inscription dans l’enseignement fondamental a atteint 97 %. Et comme ce phénomène, qui entrave le développement, est en corrélation avec la pauvreté, le combat contre cette dernière fut également entrepris. Des campagnes de solidarités sont ainsi organisées par la Fondation Mohammed V pour la solidarité.
Dans le monde, le nombre d’analphabètes est de l’ordre de 868 millions. Et grâce aux efforts déployés, l’analphabétisme a fortement diminué et devait encore continuer de régresser. Ainsi, le taux des illettrés à travers le monde est tombé de 30,8 % en 1980 à 22,8 % en 1995 et devrait passer à 16,6 % en 2010.

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