Est-ce la fin de l’UMA ?

Tout porte à croire qu’une fois de plus, le Sommet de l’Union du Maghreb arabe (UMA), prévu les 23 et 24 décembre courant, risque de ne pas se tenir. Or, les Algériens qui président cette union depuis 1994 veulent s’en débarrasser et ne plus assurer la présidence d’un organisme mort-né. De son côté, la Libye, le pays qui doit normalement prendre la relève de l’Algérie, n’est pas prête à assumer la présidence du Maghreb. Ainsi, à une journée de l’ouverture de ce 7e sommet, personne ne sait encore si SM le Roi Mohammed VI allait se rendre en Algérie. Abdelaziz Belkhadem, le ministre des Affaires étrangères de ce pays, a annoncé, récemment, qu’il n’avait aucune information sur la participation marocaine. Selon des organes de presse algériens, le sommet a de fortes chances de se tenir en l’absence du Maroc et de la Mauritanie. Bien entendu, les travaux de la 40eme session du Comité de suivi de l’Union ont eu lieu samedi à Alger, en prévision de la réunion, du conseil des ministres des Affaires étrangères, qui s’est tenu, effectivement, hier, et du 7ème sommet des chefs d’Etat maghrébins, prévu les 23 et 24 du mois en cours. Au moment où nous mettons sous presse, nous ne savons toujours pas si le sommet précité aura lieu ou pas. Le comité de suivi a consacré ses travaux à l’examen des recommandations et propositions soumises, vendredi, au terme de leurs réunions, par les experts des cinq membres de l’union. Des recommandations défendues par l’Algérie qui prévoient des amendements et des reformes dans les structures et institutions de l’union lui permettant de progresser dans le cadre de la concertation politique et du développement maghrébin, sachant que lors de leurs réunions, les experts des cinq pays, avaient examiné la mise en place d’une nouvelle approche sur l’avenir des institutions maghrébines.

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